« Annou mayé » le clip disponible sur internet !

Une demande en mariage pas comme les autres

Il parait que les femmes ne font pas ça… Mais on peut tout dire en chanson. Même demander en mariage. Voici ma demande musicale

MERCI d’avoir répondu à mon invitation et d’avoir participé très nombreux hier à l’anniversaire-inauguration du site de Régine Féline. Vous y avez sans doute découvert le clip de « Annou mayé », une de mes compositions qui figure sur son dernier album « Renaissance ». Je suis donc particulièrement heureuse de vous l’ offrir, à mon tour.Vous y verrez la fille de Régine, la plasticienne Abishag, ma filleule et homonyme dont je vous reparlerai, dans le rôle de la mariée, et vous apercevrez aussi les merveilleux costumes traditionnels de la Martinique réalisés par Maman… Et le petit bonhomme qui court à un moment avec une tite doudou pour poser pour la photo, mais ouiiiiiiiii, c’est Munnnnnnnnn ! Oula, j’avais oublié qu’il fut si mimi, snif !

Pour l’anecdote, en beaucoup moins drôle, sachez que notre père est mort le jour du tournage de ce clip. L’émotion était donc tout le temps présente durant ces deux jours où nous nous activions sur des fronts tellement différents. Mais pour rien au monde papa n’aurait voulu que toute la mobilisation qui a précédé ce tournage ne soit perdue et qu’il soit annulé. Ce clip reste donc un souvenir émouvant, et comme il associe aussi maman avec les costumes, il reste un moment spécial dans notre histoire familiale.

D’ailleurs ce morceau a été spécialement écrit composé pour la comédie musicale « Manon au pays de Manman Dlo« , que j’ai écrite pour la troupe Emilie Daniel et qui remporta un grand succès auprès des petits et des grands lors de ses représentations sous l’égide du Centre Martiniquais d’Action Culturelle de la Martinique.

Le morceau est une mazurka, un rythme spécifique à la Martinique. On le prétend venue de Pologne. Pour ma part, je n’en crois rien. Je l’ai déjà repéré du côté du Cameroun et du Zimbabwé… Pistes à creuser. Pas encore le temps et surtout les moyens de confirmer. Ah, la mazouk (au fait, le nom sans doute est polonais, mais pas le reste, à mon humble avie) j’ai toujours adoré ce rythme, depuis mon enfance. J’ai toujours ressenti beaucoup d’émotion à le danser, à le chanter, à en composer, hein Gertrude ?

Cette chanson là est une demande en mariage. C’est la femme qui fait la demande, qui ose dire « Marions-nous » ! Cela ne se fait pas, voyons Imaniyé… Heu… Même quand c’est fait comme ça ?