Chant des Sirènes : 6 reines dans mes bras !

… Et un Roi de la fête…

La 16ème édition du Chant des Sirènes a vécu… Quel bonheur d’y être, de se retrouver en compagnie de la crème des chanteuses qui, dans tous les styles et de tous les âges, ont enchanté le public d’un atrium archi comble deux soirs durant…

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Oui, c’était bien ! J’ai eu la joie de présenter cette édition, en compagnie de David Diomandé dont j’ai apprécié le professionnalisme et le courage. David est probablement l’un des meilleurs animateurs de radio du pays et tout le monde a appris, à la faveur du livre qu’il vient de publier « Il était une foi », qu’il était dialysé à vie. Ce qui ne l’empêche pas de mener une vie normale où, au cours de ses 4 heures d’immobilisation (et ce, 3 fois par semaine), il remet à jour ses fiches et prépare ses dossiers.

Oui, c’était fort ! De le retrouver déterminé à bien faire après ce que j’appelle moi une épreuve, et qu’il appelle lui une contrainte… « Comme j’aime la vie ! » dit-il comme pour s’excuser de prendre ça si bien. Mais c’est vrai que la vie semble aussi l’aimer puisqu’elle l’a doté de tant de talent. J’ai rarement travaillé en tandem avec quelqu’un pour que ça se passe aussi bien, en osmose, dans le respect mutuel et la plus grande complicité. Merci David !

Oui, c’était beau ! Voir toutes ces 20 chanteuses rivaliser de talent sur la grande scène de l’Atrium où, après presque 4 heures de spectacle, le public ne semblait pas vouloir partir. Tout le monde a vite fait d’oublier l’absence de la très attendue Miss Dominique, qui s’est désistée à la dernière minute ! Autre absente plus que présente durant toute la soirée, la regrettée Siméline Rangon, grande chanteuse de bèlè devant l’Éternel, disparue dans la plus grande discrétion le 2 aout 2008 sans avoir connu la reconnaissance qui lui était due… Toutes les sirènes ont chanté pour elle.

Oui, oui, oui, C’était mieux le second soir que le premier !Tout le monde était plus à l’aise, les chanteuses plus détendues et nous, David et moi, plus surs de notre fait. Dommage que la captation filmée ait eu lieu la vieille car entretemps, la finale a changé. Joby Valente qui a mis le feu le premier soir a été chargée de clôturer la soirée à la place de Jocelyne Labylle dont la séquence n’a pas convaincu, en finale tout au moins. Mieux placée le vendredi soir, elle a remporté un plus grand succès et la finale fut, grâce à Joby, à la hauteur du niveau général de cette soirée qui devient une institution dans le pays.

Mais non, ah ça non, ce n’était pas cool de la part de ce technicien du Cmac (ou travaillant ce soir là pour le compte du Cmac) qui, pour des raisons de dépassement d’horaire à voulu tout simplement baisser le rideau en plein spectacle. Ah ces fonctionnaires de la culture, comme ils nous gonflent des fois ! Mais c’était compter sans la détermination d’un Eric Virgal, organisateur de la soirée et grand militant dans le monde artistique, qui n’a pas pris la blague. Nous étions tous d’accord avec lui pour affirmer que, s’il avait mis sa menace à exécution, il y aurait une autre sorte de feu qui aurait pris ce soir là à l’Atrium, celui que nous aurions allumé sur lui… Heureusement, Dominique Douge, mieux au fait de la situation a su raisonner le sbire, calmer notre indignation et rétablir l’ordre qui était menacé par ce type qui n’a visiblement rien à faire dans le back stage d’un spectacle.

Non, bien sûr que non, ce n’était pas cool le dépassement d’horaire (4 h de spectacle au lieu de 3) mais comment faire lorsque des artistes arrivent sur scène et deviennent des électrons libres, chacune voulant délivrer son message personnel, présenter les musiciens, ou, emportée par la foule, bisser le morceau quand ce n’était pas carrément en entamer un autre ? Ou bien quand le public réclame qu’une artiste revienne pour l’acclamer debout, comme ce fut le cas de la sublime Jessica Dorssay, chanteuse de gospel née en Martinique, qui s’impose actuellement dans les charts aux states, ce qui n’est pas peu dire…

Ceci dit, une fois l’incident clos, nous avons pu apprécier toute la joie d’une prestation où le public, debout et en pâmoison, a apprécié durant tout le long, sans se douter que c’est derrière le feu qu’il y avait le feu…

Merci à Eric Virgal de m’avoir invitée à partager ce grand moment de musique !

Alors à l’année prochaine ? Qui sait…