Gavée d’amour, Zaza prend la vol !

L’ivresse de la scène

C’était vendredi soir au Grand Carbet, au cours du gala que ses amis artistes ont donné pour la soutenir dans l’épreuve de l’incendie de sa maison, où elle a tout perdu. Tout le monde est venu, et a gavé Zaza d’un amour immense. La Diva, abreuvée, fut possédée par l’ivresse de la scène…


Zaza a vécu intensément chaque moment de « sa » soirée… (Photos : Munyahni)

Qu’elle était belle notre Zaza, dans sa robe rouge, création d’Emilie Daniel, offerte pour l’occasion par Gertrude Seinin. La robe lui allait comme un gant et on l’aurait dit faite pour elle, incroyable ! Et ce rouge violent, intense et lumineux disait lui aussi quelque chose sur elle, ainsi porté. Elle était divine notre popote fol, qui, rappelons le, a tout perdu dans le sinistre. Plus de robe ni de jour, ni de scène . »Et imaginez vous les filles, que je venais de refaire toute ma garde robe  » dit-elle à l’essayage. Mais la robe rouge que Gertrude lui a apportée lui va si bien, qu’elle lui rend ce sourire qui ne la quittera plus de toute la soirée.

Une soirée privilégiée pour un public privilégié, peu nombreux hélas, mais qui, après 5 heures d’un show époustouflant, ne voulait toujours pas quitter la salle. J’ai du leur demander de le faire, presque. Ah, parce que je ne vous ai pas dit ? Et bien figurez vous que je suis arrivée à la répétition le midi, et Jean Marc Templet qui, avec Michel Linérol, a préparé le gala, me prend à part : « On a un service à te demander. Peux tu présenter le spectacle, stp ? »

Hein ? Waye, à quelques heures du lever de rideau, j’aime pas trop. Je suis plutot du genre à préparer des jours avant. Là, il fallait faire vite et improviser… J’ai flippé tout d’abord. En serais-je capable ? Et puis comme c’était pour Zaza, et pour annoncer tous les amis qui étaient venus faire de la musique pour elle ce jour là, je n’hésitai pas plus. Oui, j’allais présenter la soirée. Sans filets.

Et bien maintenant que c’est fini, je peux avouer que j’ai pris mon pied à le faire. A la fin du show, j’aurai donné n’importe quoi pour qu’on me masse les pieds justement, qui ont battu la scène des heures durant sur des talons improbables à force… Mais quel plaisir et quel bonheur de retrouver ce public qui ne demandait qu’à s’envoler, comme Zaza, la reine de la fête qui lui en a donné plein la vue, plein le cœur, plein la tête.

Oui, les absents ont eu tord et ceux qui avaient fait le déplacement peuvent dire, avec je l’espère un plaisir certain, j’y étais. Je reviendrai sur ce grand moment de solidarité et de partage avec quelques images que Munyahni a saisies avec mon petit appareil de rien du tout. Les images sont floues, mais je les trouve tellement belles à regarder, car ce qu’il y a à y voir relève de l’invisible.

A bientôt donc avec Eric, Régine, Roro et les autres…