Gertrude Seinin : La leçon de classe !

Vous avez dit « Diva » ?

Les mamies de la chanson martiniquaise ont frappé fort au Chant des Sirènes. Après Joby Valente qui a obligé à changer le programme, voici les exploits de Gertrude Seinin qui a brillé tant par son talent que par sa plastique irréprochable. Hé, Les nymphettes allez faire un grand rond !

divagertrude-seinin1.jpg (Wilfried Terreau – France Antilles)

Je vous ai dit comment Joby avait donné une leçon de jeunesse au dernier Chant des Sirènes. Laissez moi maintenant vous conter les exploits de la diva Gertrude Seinin qui a éclaboussé le show de son talent…

Le décor : nous sommes aux trois quart du spectacle et soudain déboule sur la scène Jessica D’orsay, la nouvelle voix du gospel, accompagnée par ses copines du temple où, tout le monde le sait, on entend les meilleures chorales du pays. En deux morceaux, elles allument le feu. A la fin, le public est debout, tape des mains, des pieds, crie, se lache, ouééééé… Le top ! Encore, encore, le bis, le bis…

Jessica revient, salue, savoure son triomphe bien mérité, repousse la chansonnette en surprenant son monde avec une nouvelle chorégraphie, et se refait de nouveau ovationner. Bref, le public et elle ont un mal fou à se quitter.

C’est à ce moment là que doit chanter Gertrude Seinin. Au programme une mazurka suivi d’un bèlè en hommage à la regrettée Siméline Rangon. Vous savez que je fais de la scène, et ben je peux vous dire que n’importe qui aurait flippé à sa place. Peut-être même flippait-elle ? En tout cas, cela ne s’est pas vu. Ce public tout acquis à la cause de la sirène précédente, elle allait vous le reprendre par sa voix d’abord, son atout principal, et vous l’envelopper dans une robe de perles épousant sa plastique parfaite !

Et alors là, encore une aventure comme il en arrive dans les shows en live. Voila les musiciens qui partent à toute vitesse dans la mazurka, chanson à texte, beaucoup de texte, et voilà notre Gertrude obligée de courir à son tour pour les rattraper… Une vraie cavalcade et toutes les chanteuses en coulisses, et moi avec, souffrant de concert avec elle. Mais elle ? Papapapapa, la dame s’est accrochée à son micro, à sa mémoire, à sa diction parfaite, à son souffle, à son sens du rythme et à son histoire, qu’elle vint à bout de ce qui fut, je vous assure, une vraie torture ! Premier exploit !

Il faut dire que le public était bon ce soir là, très sympa. Mais c’est justement celui là qu’il ne faut pas décevoir. S’il vous chope, vous êtes cuits ! Et bien là, à la fin, il crie « Wéééé ! ». Le spectacle continue et Gertrude entonne alors son bèlè fétiche « An ti priè », une petite prière pour Siméline au cas où elle lui serait utile là où elle est. Et alors là, mésésédam, revoilà notre public debout comme les paroles de la chanson leur en intiment l’ordre : « Manmay la lévé », debout les amis ! Et nous voilà vivant cinq bonnes minutes que l’on aurait cru impossibles quand, sortant triomphalement, Jessica a livré la scène et son public mordu et acquis à sa cause.

C’est dans des moments comme ça que le professionnalisme, s’ajoutant au talent, vous sauve une situation, une réputation, un spectacle. Le professionnalisme, le talent, et une classe terrible dont témoignent ces photos de Wilfried Terreau (pfff quel photographe çui-là !) publiées dans l’édition spéciale que le quotidien France-Antilles a diffusé sur l’évènement dans son site web.

Les deux images se valant et n’ayant pu choisir, je vous offre les deux ! Soyez donc doublement contentés…

divagertrude-seinin2.jpg

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One comment on “Gertrude Seinin : La leçon de classe !”

  1. Makandja dit :

    Ma chère Imaniyé
    Je suis fan depuis tes débuts. Tu nous a beaucoup manquée ces temps derniers, mais on te pardonne car tu as l’air d’être revenue en pleine forme.
    Merci pour ce blog que nous consultons en groupe au bureau !

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