Haïti dans la trajectoire de tous les malheurs : la France responsable ?

On aimerait tellement comprendre

Comment se fait-il que le malheur puisse accabler autant ce pays ? J’ignore pourquoi la Nature s’acharne, mais je connais au moins un responsable de la situation, la France, qui l’a ruiné dès le départ. Sans cela, sans nul doute aurait-elle eu d’autres moyens pour s’en sortir que la mendicité et ces cris déchirants que personne ne veut entendre.

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(Photo : Le figaro.fr)

Chaque fois que j’ai voulu parler d’Haïti dans ces pages, ma conscience m’a imposé le silence. Quoi dire ? Que faire ? Que répondre à la question du « pourquoi ? »… Placée dans la trajectoire de tous les malheurs, l’ile n’arrête pas de souffrir et sa population, classée l’une des plus pauvres de la planète, en paye durement le prix.

Aujourd’hui, ce sont ces enfants et ces adolescents qui gisent sous les décombres de leur école, laquelle s’est effondrée sur eux et sur leur avenir. D’autres maisons se sont effondrées autour, on ignore encore pourquoi. Une centaine de morts, presqu’autant de blessés. Le sang, la mort, encore, toujours… Les cris, les larmes, la souffrance, le désespoir, encore, toujours…

Quand mon coeur saigne pour Haïti, Je repense aux hommes et aux femmes qui, par le passé, ont payé la liberté au prix de leur vie… Et quand je vois ce qui se passe en Haïti aujourd’hui, je me dis qu’ en donnant leur vie, ils avaient sous doute souhaité un avenir meilleur que le leur pour leurs descendants et leur prochain. Et comme je remonte dans le temps en pensant comme ça, je repense aussi à la responsabilité de la France dans cette situation. Elle n’est pas seule responsable, d’accord. Mais elle est, historiquement, l’une des toutes premières…

Elle qui a eu la grandeur et le courage de reconnaitre que l’esclavage tel qu’elle l’a pratiqué à l’encontre d’Haïti en son temps était un crime contre l’humanité, elle qui va aujourd’hui envoyer des pompiers guadeloupéens participer aux secours… C’est celle-là même qui a donné 100 ans aux Haïtiens pour s’acquitter de la « DETTE DE L’INDEPENDANCE ». Elle fut fixée à 150 millions de francs or, soit le budget annuel de la France à l’époque. Cette somme injuste, astronomique et parfaitement inique a été imposée à la population et on dit que même dans les écoles, les enfants devaient faire des collectes de pièces, et il l’ont fait. C’était en 1825 et à cette époque là, La France avait accordé un crédit sur 100 ans… Les Haïtiens l’ont payé pendant plusieurs générations, depuis le premier jour de l’indépendance.

N’est-il pas évident que cette profitation d’un grand état sur un petit, a immergé le pays dans un bain de misère qui se paye cash maintenant, là, sous nos yeux ?…

Anmwé, Haïti ké mouri…

20 comments on “Haïti dans la trajectoire de tous les malheurs : la France responsable ?”

  1. Maureen dit :

    Haiti a Jamsi Dans Mon Coeur on Toubli Paas !! <3

  2. Imaniyé dit :

    Bonjour Zorro
    Et bien en ce moment, le moins que l’on puisse dire c’est que je vais… vite ! Je suis dé-bor-dée et je veux à tout prix garder mon calme pour mener à bien mes différentes taches…
    Encore trois semaines à ce rythme et je pourrai prendre une petite semaine de congé, enfin j’espère.
    Et toi ? Où étais tu donc passée ? Je n’osais pas te le demander…
    Bizzz

  3. Zorro dit :

    Chère Imaniyé
    Non.
    C’est moi qui, depuis le début de notre échange, mets l’accent sur nos gouvernants, ceux d’ici et d’ailleurs.
    Tu sais très bien que la France est vendue aux plus offrants, via ses dirigeants politiques, et cela me fend le coeur, mais c’est ainsi.
    Cela se solde par 40% de votants dimanche dernier pour les élections européennes, ce qui n’empêche pas le président et sa liste de faire du triomphalisme…avec ses 28 élus (mais par combien de personnes?)
    Ce n’est pas la peine de toujours regarder dans le rétroviseur, il y a assez de besogne comme ça pour essayer de sauver ce qui peut encore l’être de notre « démocratie » dirigés par des parvenus sans foi ni loi. Comme les vôtres, ni plus ni moins.
    Je ne crois pas à vous relire que Michel Ange et toi pensiez la même chose quant aux responsabilités actuelles dans le marasme haïtien. Il a une vision plus politique d’émancipation des peuples, que je partage.
    Le jour où les peuples s’éveilleront…et secoueront sérieusement leurs potentats et leurs complices…
    Sinon, comment vas-tu?
    Amicalement
    Zorro

  4. imaniye dit :

    Mais chère Zorro, si je comprends bien, tu es enfin d’accord avec moi lorsque je te disais plus haut, je cite :

    Ta question était : « “Imaniyé, crois-tu qu’il soit juste d’en faire rejaillir la faute sur les Français actuels? (dont tu fais partie, je te rappelle…) Juste OUI ou NON aussi.” »

    Je t’ai alors répondu :

    «  »NON ! Mais quand je parle de “LA FRANCE”, je parle d’un état qui a à sa tête un gouvernement, qui prend des décisions au nom et pour un peuple…

    Prenez vous en à vos dirigeants qui ont pris, en l’occurrence, la décision de coloniser, d’esclavagiser, etc…
    C’est précisément au PEUPLE de dénoncer les extravagances de ses gouvernants !

    C’est à toi de le faire Zorro. Moi, je parle de “LA FRANCE” et de son drapeau, de son histoire, dont chaque Français est héritier. Je n’y peux rien ! Donc encore une fois, je ne parle pas de TOI personnellement ni de ton voisin qui êtes, je l’espère, solidaires de ma cause de justice et de vérité. Non ? Je sais pas, je demande… »

    Il me semble bien que Michel Ange et moi avons compris la même chose, non ?

  5. Zorro dit :

    @Michel-Ange:
    Merci !
    Cela fait du bien que quelqu’un explique enfin à Imaniyé que non, tout n’est pas « la faute à la France » !
    « Le problème de notre pays est un problème de gouvernance et il est malheureusement chronique. Nous avons toujours eu des politiciens imbibés de vices, facilement manipulés qui ne peuvent revendiquer quoi que ce soit au nom de leur pays parce qu’ils n’ont aucune crédibilité. Voilà le plus gros problème de notre chère Haïti : nos dirigeants politiques. »
    C’est ce que je tente de dire à Imaniyé depuis longtemps. Et à propos de l’Afrique aussi. Le scandale des biens immobiliers en France d’Omar Bongo, ainsi que ses liens avec quasiment TOUS les hommes politiques infuents français (sauf peut-être De Villiers, mais allez savoir…) ne me démentira pas. Ce monsieur a « arrosé » tout le monde en échange de protections réciproques. Les liens des potentats locaux avec les seigneurs qui nous dirigent (si mal) n’est plus à démontrer, mais Imaniyé préfère se dire que la France est responsable de tous les maux de la terre.
    Alors que la France est par terre, presque exangue, elle aussi. La faute à elle-même, là, je suis d’accord!

  6. Imaniyé dit :

    Mon dieu, quelle tragédie !

  7. Michel-Ange dit :

    Haïti, pauvre de toi…
    Michel-Ange Desrosiers
    Évidemment l’État Haïtien est majoritairement responsable des méfaits et les abus que subissent nos frères à l’étranger et plus précisément en République dominicaine, un pays que nous avions occupé pendant vingt deux ans de (1822-1844). La communauté internationale est également responsable d’une grande partie en se fermant les yeux sur ce qui se passe, cette violation flagrante et honteuse des droits humains, mais le reste nous incombe étant que peuple, souverain et maître chez nous, architecte de notre avenir. Il a fallu qu’une vidéo montrant la décapitation d’un Haïtien (Carlos Nérilus) fasse le tour du monde pour enfin nous rappeler que nous étions des Haïtiens, d’authentiques patriotes et condamnions avec rigueur cet affront à notre dignité, à notre fierté. Quelle tartuferie… Faut-il le rappeler que le cas de Carlos Nérilus dont ce sicaire de Dominicain a coupé la tête avec sa hache en spectacle devant une foule hilarante, aussi barbare que lui, applaudissant sa barbarie n’est pas unique, non plus le dernier. Voir l’annexe.
    Il y en a eu pire : l’opération perejil; 2 octobre 1937; après s’êtres accusés pendant des mois de tous les maux : sauvages, pouilleux, crades, porteurs de maladies, adeptes du vaudouisme, fainéants et violents; le président Rafael Leonidas Trujillo, un raciste, voleur et un assassin sans vergogne, protégé des Américains, donna lui-même l’ordre de les exterminer, discourant que les nègres Haïtiens étaient venus souiller la belle race blanche castillane et africaniser son pays. Plus de 50 mille Haïtiens furent tués. Mais Quelle race blanche! Ces pauvres Dominicains ont les mêmes problèmes qu’ont certains de nos frères; la honte d’être noir. Cette volonté malsaine d’être blanc, d’être le maître et non l’esclave que projette la peau noire. Cette croyance que la peau blanche invoque la beauté, le pouvoir, une forme de notoriété et d’appartenance à une ethnie supérieure et riche. Notre bourgeoisie est malheureusement imbibée de cette crade philosophie qui les empêche de servir honnêtement leur patrie. S’opposer à ce que font les prétendus blancs en République dominicaine va à l’encontre de leur valeur et de leurs intérêts de classe.
    Ce n’est pas hier que nos frères subissent les exactions de ces Dominicains. En 1937, les deux gouvernements avaient qualifié le massacre de plus de 50 mille Haïtiens de : « quelques incidents qui ont eu lieu à la frontière Nord entre Haïtiens et Dominicains », signé des communiqués assurant l’amitié des deux chefs d’État et l’harmonie des deux peuples. Voyant qu’aux États-Unis, au sein même du gouvernement Américain certaines personnes influentes exigeaient des sanctions contre les sicaires du gouvernement dominicains, les autorités Haïtiennes changèrent de position. Mais le 3 janvier 1938 alors que la Commission permanente de Washington allait enfin commencer ses travaux qui, avec un peu de chance et de bonne volonté de certains réussiraient à nous éclairer, le gouvernement Haïtien revient sur sa décision et retire sa plainte et réitère sa volonté de traiter directement avec les autorités dominicaines. S’en suit la signature d’un nouvel accord à Washington le 31 janvier où le gouvernement dominicain fait part de ses regrets, promet de clarifier les faits, et punir les bandits qui n’étaient autres qu’eux-mêmes. Les vicieux du gouvernement de l’époque acceptent l’engagement du gouvernement dominicain de verser une compensation 750 000 dollars, qui s’est révélé n’être que 500 000 dollars.

    Discrimination, Racisme et Xénophobie.
    Victimes de toutes formes de discriminations, du racisme et de xénophobie, des vices les plus crades des Dominicains, nos frères sont stigmatisés, harcelés, humiliés, battus, maltraités, tués. Certains sont jetés dans les rues comme des chiens, brûlés pour ne pas laisser de traces et enterrés des fois sans être vraiment morts. Des Haïtiens trahis par des Haïtiens, vendus par des Haïtiens et abandonnés par leur gouvernement. (Ceci n’est pas nouveau) Ils travaillent comme des esclaves et n’ont aucune valeur humaine aux yeux de leur employeur. Que faisons-nous? Que fait le gouvernement? Quelle honte… Nous, premier peuple noir indépendant du monde, fierté de toute une race, nous voilà redevenus esclaves. Esclaves de ceux que nous avions sortis de l’esclavage et aidé à parfaire leur indépendance. Attendons nous qu’il ait une autre OPÉRATION PEREJIL en République Dominicaine pour nous réveiller. Il est d’autant plus gênant et inquiétant, quand le président de la république (René Préval) nous fait savoir en sa façon, que les Haïtiens vivant en République dominicaine n’ont pas de droits. N’est-ce pas ce qu’il dit en déclarant qu’il n’y a pas eu de violation de droits humains dans le cas de Carlos Nérilus. (Il n’y a pas à s’étonner car il ne fait que suivre ses prédécesseurs…)
    La République dominicaine s’est engagée en ratifiant la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale : à protéger les personnes de toute discrimination, de la part des particuliers ou de représentants de l’État.
    Les États ont l’obligation de respecter et de veiller à ce que ce soient respecter les droits humains de toutes les personnes dans leurs juridictions respectives, conformément au principe d’égalité et de non-discrimination, que les personnes en question soient des ressortissants du pays concernés ou des étrangers.
    Nous savons et avons des preuves que le gouvernement dominicain ne respecte pas son engagement et, promulgues des lois arbitraires, anticonstitutionnelles, discriminatoires pour continuer de nier et ne pas répondre à ses obligations.
    Par exemple l’article 30-10 de la nouvelle loi sur l’immigration stipule que : tous les non-résidents sont des personnes en transit, et non pas droit à la nationalité dominicaine. En dépit des contestations et les recours des organisations de défenses des droits humains afférent au non constitutionnalité de cette loi, la Cour suprême l’a déclarée conforme à la constitution. Sachant que le droit à la nationalité est garanti par l’article 11 de la constitution, définissant le citoyen dominicain comme toute personne née sur le sol dominicain, à l’exception des enfants légitimes de diplomates étrangers résidents dans le pays ou des étrangers en transit, il faut se demander qui vise les autorités dominicaines en adoptant cette loi. Par ailleurs l’article 9 du code civil dispose : Sont Dominicains; toutes les personnes qui sont nées et vont naître sur le territoire de la République, quelle que soit la nationalité de leur parents. Alors pourquoi pas les Haïtiens?
    L’article 22 de cette nouvelle loi stipule que : les droits civils des ressortissants étrangers vivant dans le pays, y compris des travailleurs migrants en situation régulière ne seront reconnus que si leur pays d’origine accorde la même reconnaissance aux ressortissants Dominicains vivant sur leur territoire. Cette loi est discriminatoire et vise spécialement les travailleurs migrants Haïtiens. Dans son Observation #15, le Comité des droits de l’homme a clairement affirmé que : les droits énoncés dans le pacte international relatif aux droits civils et politiques s’appliquent à toute personne, sans considération de réciprocité, quelle que soit sa nationalité ou même elle est apatride. La règle générale est que chacun des droits énoncés dans le pacte doit être garanti, sans discrimination entre les citoyens et les étrangers.
    La non-discrimination est un principe fondamental et général en matière de protection des droits de l’homme, au même que l’égalité devant la loi et l’égale protection de la loi (Observation générale 18, Comité des droits de l’homme des Nations unies) Le paragraphe 10 stipule que : l’application du principe d’égalité suppose parfois de la part des États parties l’adoption de mesures en faveur des groupes désavantagés, visant à atténuer ou à supprimer les conditions qui font naître ou contribuent à perpétuer la discrimination interdite par le pacte.
    Pourquoi le gouvernement Haïtien n’exige-t-il pas aux autorités dominicaines d’enrayer ou d’essayer de régler le problème de nos frères vivant sur son territoire. Il y a pas longtemps que le président René Préval a été supplié les autorités américaines de régulariser le sort des sans papier Haïtiens vivant sur leur territoire. Pourquoi n’en fait-il pas autant pour ceux et celles qui vivent en République dominicaine. Ne sont-ils pas eux aussi des Haïtiens?
    Il y a environ 400 bateyes sur le territoire dominicain où vivent les braceros Haïtiens pitoyablement. Leurs conditions de vie sont parmi les pires du pays. Ils n’ont pas accès aux services publiques de base tels que : soins médicaux, l’éducation, l’eau courante et le système de tout-à-l’égout. L’État Haïtien est-il au courant de tout ça, ou se ferme-il les yeux et les oreilles pour ne rien faire. Certains accusent le capitalisme d’en être responsable. Aussi vrai que cela puisse paraître et aussi mauvais que puisse être le capitalisme; je ne pense pas que le communisme aurait pu faire mieux. Le problème de notre pays est un problème de gouvernance et il est malheureusement chronique. Nous avons toujours eu des politiciens imbibés de vices, facilement manipulés qui ne peuvent revendiquer quoi que ce soit au nom de leur pays parce qu’ils n’ont aucune crédibilité. Voilà le plus gros problème de notre chère Haïti : nos dirigeants politiques.
    Il existe peut-être un million de moyens d’enrayer le problème de nos frères en République dominicaine, ou tout simplement d’améliorer leur sort. J’en propose deux : premièrement; que l’État Haïtien exige et force le gouvernement Dominicain à respecter les doits des Haïtiens qui travaillent et/ou qui vivent sur son territoire selon les normes internationales. Deuxièmement; que les travailleurs migrants Haïtiens (principalement les braceros, ceux qui travaillent dans les champs et qui ne sont pas des résidents permanents) soient des employés de l’État Haïtien. Ceci impliquera comme ça été le cas il y a quelques années, que le gouvernement coordonne par des contrats et/ou des accords bilatéraux sérieux, le transfert des employés et leurs conditions de travail avec tout ce que cela implique. Certes ce travail demandera beaucoup de logistiques et de dépenses pour commencer, mais nous serons tous gagnants à long terme. L’ouvrier Haïti sera respecté pour son talent, protégé par des contrats et/ou des accords sérieux respectant les exigences internationales qu’aura négociés son gouvernement, et aura de meilleures conditions de travail. Le gouvernement servira même étant employeur, d’agence auprès de ces employeurs étrangers. Lors du dernier accord bilatéral signé 1986 par les deux pays en ce qui à trait à l’envoi des ouvriers Haïtiens en République dominicaine, le gouvernement Haïtien avait empoché deux millions de dollars américains pour 19.000 travailleurs embauchés. En absence de données officielles fiables, on nous estime entre 500 000 et un million à vivre et/ou travailler comme des bêtes en République dominicaine. Organisons nous pour que ce soit rentable pour le pays.
    Nous et notre responsabilité
    Nous avons un travail de conscientisation à faire, redonner confiance et espoir à nos enfants, à nos jeunes, aux étudiants et aux parents qui travaillent très durs à leur avenir. Nous devons les apprendre à aimer ce pays et leur donner les outils nécessaires pour le servir. Que l’Haïtien cesse d’être un danger pour son pays. Que l’Haïtien cesse de se demander que peut faire son pays pour lui et prendre conscience que c’est à lui de faire quelque chose pour son pays.
    Nous pouvons bien condamner le gouvernement actuel car il ne fait rien pour améliorer la situation, mais nous sommes malheureusement forcés de constater que cette politique de laisser crever les pauvres et remplissons nos poches a toujours existé chez nos politiciens; vicieux et avares, esclaves d’une bourgeoisie bornée n’ayant cure de son pays dont seul l’argent et sa classe possèdent une valeur réelle à ses yeux.
    Nous pouvons bien citer le nom de tous ceux que nous considérons comme des héros dans notre histoire, répéter leur discours, vouloir faire et être comme eux; si nous avons pas la volonté de changer les choses rien ne changera. D’où notre responsabilité étant que peuple. Nous avons l’obligation de défendre nos droits, d’exiger d’être bien chez nous, de défendre ce pays. Nous devons faire comprendre à nos politiciens, ceci par quelque soit les moyens, que les choses doivent changer. Qu’ils n’ont pas été élus pour faire ce qu’ils veulent, ni parfaire leurs poches, mais ce que le peuple veut. Ce qui est bon pour le peuple et pour le pays. Arrêtons de nous déchirer pour des centimes, de faire rire de nous et de nous faire servir de pont par des imbéciles. Que les politiciens qui refusent et/ou ne peuvent faire le travail du peuple s’en aillent. Nous n’avons pas besoin d’eux. Faire de la politique implique un engagement direct à servir son pays, envers le peuple. Nous savons quoi faire car nous l’avions déjà fait aux colonisateurs.
    L’histoire de ce pays est faite de sang et d’espoir, elle n’a d’égale que l’intemporelle fierté de son peuple.

    Annexe (janvier à avril 2009) GARR
    Janvier 2009
    2 janvier 2009 : Dans la Communauté « La Cumbre », Esperanza (tout près de Santiago), des inconnus tuent d’une balle à la tête, Luc Georges, un Haïtien âgé de 36 ans (Source almomento.net) ;
    14 janvier 2009 : Un jeune Haïtien de 20 ans, Schilchild Pierre, est décédé à l’hôpital de Santiago suite à des blessures par balles reçues de la part d’un agent du Corps Spécialisé de Sécurité Frontalière(CESFRONT), au moment où il tentait d’entrer clandestinement en territoire dominicain (Source almomento.net) ;
    19 janvier 2009 : Un Haïtien entre 30 et 35 ans est tué de plusieurs balles par un agent de sécurité à la Vega. La victime est accusée d’avoir tenté de pénétrer dans un poulailler (Source : El Nacional) ;
    21 janvier 2009 : Des inconnus tuent par balles Candido Felix, un Haïtien de 42 ans et un agent de la police dominicaine à Tamarindo (Est Santo Domingo) lors d’une prétendue attaque contre un colmado(magasin de provisions alimentaires) (Sources : Hoy) ;
    31 janvier 2009 : Solidarité Frontalière, une organisation du Service Jésuite aux Réfugiés et aux Migrants (SJRM) accueille à la frontière un Haïtien grièvement blessé qui affirme avoir échappé à une tuerie dans la zone de Santiago de Rodriguez, dans laquelle aurait péri trois de ses compagnons de route. Selon le survivant, les Haïtiens ont été assassinés à coups de machette au moment où ils tentaient d’entrer clandestinement en République Dominicaine. Ils répondraient aux prénoms suivants : Elie, Monarque et Arniquez. Le blessé a été transporté dans un hôpital au Cap-Haitien, mais Solidarité Frontalière n’a pas pu vérifier l’endroit où seraient enterrés les trois cadavres (Source : Service de Communication Solidarité Frontalière) ;
    Février 2009
    4 février 2009 : Plus de 3,000 ressortissants haïtiens en République Dominicaine ont dû abandonner leurs zones de résidence sous la menace de leurs voisins dominicains qui les accusent d’être les auteurs d’actes délictueux dans la zone. Cela s’est passé dans le Secteur Sud de la province de Santiago (Source : 7 dias) ;
    12 février 2009 : Jean Pool D., journaliste haïtien exilé en République Dominicaine, affirme avoir été battu par des Dominicains pour avoir déclaré dans une émission de radio que le Meringue a vu le jour en Haïti. Le journaliste indique qu’il avait été intercepté par plusieurs Dominicains immédiatement après avoir laissé la radio. Ces derniers lui ont reproché de dénigrer la culture dominicaine et lui ont craché au visage avant de le passer à tabac. « Je connais mes agresseurs et je suis prêt à les dénoncer par devant les instances compétentes », a-t-il fait savoir.
    13 février 2009 : Franklin Espani, un Haïtien âgé de 19 ans est abattu de deux balles par une patrouille de la police dominicaine. La victime est accusée de vols répétés et de détention illégale d’armes à feu et d’avoir échangé des tirs avec la Police (Source : El Nacional).
    17 février 2009 : Deux Haïtiens sont sauvagement battus à coup de crosses de fusils par un soldat du Corps Spécialisé de la Frontière(CESFRONT). L’un d’eux a dû être hospitalisé à Elio Fiallo (Perdenales). (Source : El nuevo Diario) ;
    23 février 2009 : Le cadavre d’un Haïtien, Dulca Pierre, 52 ans a été retrouvé à Piedra Blanca, non loin de Dajabon par la Police dominicaine. Ce dernier serait un trafiquant de personnes. Selon les déclarations de l’institution policière, il aurait laissé Haïti pour échapper aux menaces de plusieurs personnes qu’il aurait escroquées. (Source :El Nuevo Diario) ;
    25 Février 2009 : Freddy Batista, un Haïtien de 43 ans, est blessé par balles par le capitaine de la Police Nationale Dominicaine, Hector Bienvenido Urbáez. Selon une note de la police dominicaine, le policier a tiré en légitime défense.(Source : Listin Diario) ;
    25 février 2009 : Plus d’une centaine d’Haïtiens/nes ont fui Higuey, une zone touristique à l’est de la République Dominicaine pour éviter d’être agressés par des habitants de La Ceiba et de El Salado qui voulaient se venger suite à l’agression dont aurait été victime un chauffeur dominicain par des Haïtiens (Source : El Nacional) ;
    Mars 2009
    5 mars 2009 : Le cadavre écartelé d’un jeune Haïtien de 24 ans, Jackie Emmanuel, a été retrouvé dans un terrain vide à Higuey. Selon des sources proches de la police dominicaine, l’Haïtien aurait été assassiné par ses compatriotes (Source : El Nacional) ;
    9 mars 2009 : Milot Lapointe, professeur à l’Université Autonome de Santo Domingo(UASD) et commerçant a été assassiné sur la route de Santiago par des inconnus qui ont stoppé sa voiture et l’ont criblé de balles (Sources : El Nacional).
    26 mars 2009 : Gertrudis Montero, une Haïtienne de 38 ans a été tuée par balles pendant qu’elle voyageait à bord d’une motocyclette avec son fils et son époux près de la commune de Santa Rosa, à Bani.(Source : Almomento) ;
    27 mars 2009 : Un pasteur haïtien, Denis Fellicier, a été tué à coups de couteau par un jeune Dominicain de 18 ans, Gonzalez Perez, aux abords de l’Eglise de Villa Mella, banlieue de Santo Domingo(Source : El Nacional) ;
    Avril 2009
    1er Avril 2009 : Une mère haïtienne et son fils ont été retrouvés étranglés à l’intérieur de leur résidence à l’est de Santo Domingo. Les victimes répondaient aux noms de Cristina Désir, 46 ans et Christian Désir, 12 ans (Source : El Nacional) ;
    3 avril 2009 : Le cadavre d’un Haïtien préalablement étranglé à l’aide d’une corde par des inconnus a été retrouvé dans les eaux de la station balnéaire Cano Copey à Montecristi. Un médecin légiste a certifié que le décès s’est produit par asphyxie.
    7 avril 2009 : des agents de la migration dominicaine ont brutalisé une quarantaine de ressortissants-es haïtiens à bord même du bus qui les transportait vers la frontière (Source : Réseau Frontalier Jeannot Succès).
    14 avril 2009 : Un Haïtien de 20 ans, a été lapidé sur le chemin menant à une ferme dans la commune de Neiba (Zone Barahona, Sud de la République Dominicaine). Selon les autorités, l’Haïtien a été tué par des gens qui l’ont surpris en train de voler dans une ferme agricole de Malvinas(Neiba).
    15 avril 2009 : Trois haïtiens et un dominicain ont été blessés par balles et à l’arme blanche et une maison incendiée au cours d’une querelle qui a éclaté entre les deux groupes. Les blessés ont été transportés d’urgence à l’hôpital (Source : http://www.almomento.net).
    25 avril 2009 : L’Haïtien Romane Noel, a été tué d’une balle à la tête par Pablo Jaquez, un sergent de la police touristique dominicaine, dans la zone de Cabarete. Le policier arrêté justifie son acte par le fait que l’Haïtien l’aurait tourné en dérision.

  8. imaniye dit :

    Concernant l’Afrique :
    L’Afrique N’EST PAS un continent pauvre comme l’éducation nationale française l’enseigne durant 3 mois aux élèves des classes de 5ème (d’après les cours d’histoire/géo que mon fils recevait quand il était inscrit au Centre National d’Education à Distance… Cours que j’ai symboliquement brûlé devant lui pour lui montrer ce qu’il fallait faire ce cette propagande mensongère sur le Continent dont je tenais à ce qu’il connaisse les vraies réalités) !
    L’ AFfrique est un continent APPAUVRI ! Ce n’est pas la même chose.

    La France, comme de nombreuses autres Nations européennes qui se la sont partagés à la fameuse et criminelle « Conférence de Berlin » est autant responsable que les autres de cet appauvrissement, car jusqu’à présent, elle continue d’en exploiter les richesses.

    Car l’Afrique est probablement, sur le plan des matières premières et des minières, le continent LE PLUS RICHE de la planète. Mais ces richesses ne sont pas exploitées par elle la plupart du temps. Et quand elle décide de prendre les choses en main, hop, une révolution éclate dans le pays, comme par hasard, ce qu’expliquent fort bien des auteurs spécialisés par exemple dans la « Francafrique »…

    Sans compter les MASSACRES ignobles perpétrés là-bas et sans doute ignorés du PEUPLE français mais pas des politiques qui les ont ordonnés, chaque fois que des Africains ont voulu prendre leurs pays et leurs affaires en mains.

    Un exemple ? rien qu’un… La liste serait trop longue… : le MASSACRE DES BAMELEKES (400.000 hommes, femmes et enfants) tués dans le plus grand silence par De Gaulle et Mesmer, parce qu’ils revendiquaient l’indépendance du Cameroun !

    Alors Zorro, sur ce terrain là, la FRANCE doit faire face à son histoire et à ses hauts faits coloniaux, qui ont été perpétrés EN TON NOM !!!

    Je terminerai en citant un des tiens, Jean Paul Sartre qui, en préface du livre de Frantz Fanon, « Les damnés de la terre », écrivait en 1961 :

    « Il n’est pas bon, mes compratriotes, vous qui connaissez tous les crimes commis en notre nom, il n’est vraiment pas bon que vous n’en souffliez mot à personne, pas même à votre âme par crainte d’avoir à vous juger. Au début vous ignoriez, je veux le croire, ensuite vous avez douté, à présent vous savez mais vous vous taisez toujours. »

    Je suis sure que TU ne peux plus te taire Zorro… Je me trompe ? Je sais pas, je demande…

    Passionnément contre la tyranie
    Imaniyé

  9. imaniye dit :

    Autre précision, à ta demande, Zorro…

    « Imaniyé, crois-tu qu’il soit juste d’en faire rejaillir la faute sur les Français actuels? (dont tu fais partie, je te rappelle…) Juste OUI ou NON aussi. »

    NON ! Mais quand je parle de « LA FRANCE », je parle d’un état qui a à sa tête un gouvernement, qui prend des décisions au nom et pour un peuple…

    Prenez vous en à vos dirigeants qui ont pris, en l’occurrence, la décision de coloniser, d’esclavagiser, etc…
    C’est précisément au PEUPLE de dénoncer les extravagances de ses gouvernants !

    C’est à toi de le faire Zorro. Moi, je parle de « LA FRANCE » et de son drapeau, de son histoire, dont chaque Français est héritier. Je n’y peux rien ! Donc encore une fois, je ne parle pas de TOI personnellement ni de ton voisin qui êtes, je l’espère, solidaires de ma cause de justice et de vérité. Non ? Je sais pas, je demande…

  10. imaniye dit :

    Zorro, réponse à ta question sur Madagascar…

    « La France a-t-elle demandé une telle dette d’indépendance à Madagascar? Je sais pas, je demande…
    Dans le cas négatif, ce que je crois, mais vous allez me renseigner… »

    Très mauvais exemple ma chère.

    La France n’a pas fait payer en argent, non. Mais 89.000 morts (chiffre officiel communiqué par la France) lors de sa sanglante répression sur l’île en 1947, il me semble que c’était déjà cher payé. Non ? Je sais pas, je demande…

    Infos ici :
    http://www.afrik.com/article8073.html

  11. imaniye dit :

    Zorro, ce serait bien de regrouper tes réflexions… Après pour te répondre, on se perd un peu. Mais j’y travaille… 😉

  12. Zorro dit :

    Se pose juste le cuisant problème de l’eau.
    Et là, le monde entier est ou sera bientôt touché.
    Mais c’est pas nous! C’est la faute aux Américains qui ne veulent pas faire d’efforts pour l’effet de serre!
    Chacun balaie le paillasson du voisin et non le sien…
    Zorro

  13. Zorro dit :

    De toute façon, peut-on parler de misère?
    Non sans doute si on s’en réfère au retour aux modes de vie ancestraux. La vraie misère, c’est d’avoir fait connaître aux Africains d’Afrique d’autres modes de vie, d’avoir créé d’autres besoins (j’ai lu cela sur le forum de ce blog, d’ailleurs), et en cela, je suis d’accord avec le retour aux sources que prône, si j’ai bien compris, Seku Maga. Le bonheur est dans les valeurs ancestrales, donc avec un mode de vie différent du mode occidental, donc il n’y a pas de vraie misère en Afrique…

  14. Zorro dit :

    La France a-t-elle demandé une telle dette d’indépendance à Madagascar? Je sais pas, je demande…
    Dans le cas négatif, ce que je crois, mais vous allez me renseigner, on voit que tout va bien là-bas, qu’il n’y a pas de misère ni de potentats locaux qui s’en mettent plein les poches (comme chez nous hein! Il n’y a guère de différence…).
    mais de toute façon, c’est notre faute!
    Bwef…
    Bon week end, je ne pourrai pas me connecter.
    Ca vous fera des vacances 😉
    Bisous
    Zorro

  15. Zorro dit :

    Comme ça, ça évite de réfléchir en profondeur et de trouver les causes locales, qui touchent aux politiques locaux et à leur gabegie.

  16. Zorro dit :

    Imaniyé,
    « trouves tu que la dette de l’indépendance, payée durant 100 ans par Haïti, soit JUSTE pour la population de l’île ? »<<<<< ma réponse est NON
    Now, la mienne de question:
    Imaniyé, crois-tu qu’il soit juste d’en faire rejaillir la faute sur les Français actuels? (dont tu fais partie, je te rappelle…) Juste OUI ou NON aussi.
    « Que dire de l’état du continent Africain? Comment un continent aussi riche peut-il être dans une telle misère? »<<<<<< tu as raison Padhoc, il y a plein de questions à se poser. La réponse est simple: c’est la faute de la France!
    Zorro

  17. pahdoc dit :

    Que dire de l’état du continent Africain? Comment un continent aussi riche peut-il être dans une telle misère?
    http://www.youtube.com/watch?v=0XAjRl4ilCk

  18. imaniye dit :

    Zorro, ce n’est pas de ma faute si la France a bâti son histoire et une partie de son passé sur le colonialisme et l’esclavage. C’est de l’histoire et on n’y peux rien changer. Il me semble qu’elle doit aujourd’hui assumer son passé, comme nous !

    Stp, peux-tu répondre par « oui » ou par « non » à cette question toute simple :

    trouves tu que la dette de l’indépendance, payée durant 100 ans par Haïti, soit JUSTE pour la population de l’île ?

    Juste Oui ou non Zorro, je sais, ça va être difficile. Mais essaie. Peut-être que petit pas par petit pas, on pourra avancer dans le sens d’une compréhension mutuelle ?

    Passionnément pour la justice en ce bas monde
    Imaniyé

  19. Zorro dit :

    Bin voyons! Elle a le dos large, la France…
    La France responsable des malheurs du monde entier.
    Un pays souffre de ses misères, de ses politiques qui l’ont ruiné et qui continuent.
    Ne cherchez pas ce qui ne va pas, c’est la faute à la France!
    Vivement le repli identitaire de cette même France qui en a bien assez d’être le bouc émissaire. Trop facile.
    Peut-être que cette fameuse « crise mondiale », organisée par les banques et leurs personnels politiques favorisera un tel repli.
    Je commence vraiment à l’appeler de mes voeux.
    Zorro

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