Kota Tako Diongue : Mission accomplie, haut la main !

Cher Kota, J’ai été très fière de t’accompagner à la livraison de ta sculpture commandée par l’Anoci*, et qui trône désormais au carrefour de
la Cour de Cassation, sur la corniche de Dakar.
Tout le monde est content. Surtout moi. Bravo Tonton Tako !

Tako Diongue, dit Kota devant “La main de la justice”
Kota, devant sa « Main de la justice »

Quand on est dans l’intimité de son salon, assis autour de la belle assiettée de soupokanja de la belle Salla, son épouse et mère de ses enfants… Quand on admire sa patience entre celle là qui s’agrippe à lui et veut absolument qu’il la prenne et celle qui lui grimpe carrément dessus, sans compter celui qui lui tire le bas du pantalon parce qu’il a omis de lui faire guili guili depuis trois minutes… Quand on prend le frais sur la terrasse, en dégustant un bon thé chaud ou une belle mangue bien juteuse, vite avant que les moustiques ne rappliquent… A ces moments là, c’est Tonton Tako. Le gentil hôte qui nous a accueillis, reçus, honorés et qui nous ouvert la plus grande porte de la Téranga à notre arrivée au Sénégal. Je vous le raconte dans mon journal du 19 mai dernier.

Mais quand il arrive au Carrefour de la Cour de Cassation où trône désormais son œuvre, c’est Kota, l’artiste, qui débarque pour livrer sa création, telle qu’il l’a promis au terme du concours qu’il a remporté haut la main pourrait on dire !

C’était il y a quelques mois et l’OCI prépare sa grande conférence à Dakar. De grands travaux sont entrepris pour aménager et embellir certaines parties de la ville, dont la Corniche, dont on dit qu’elle est l’une des plus belles du monde. C’est sur cette route, qui longe la mer, que se trouve un très beau carrefour, pas très grand, mais encadré par le parc d’attractions de la ville, de beaux immeubles et surtout la Cour de cassation qu’il convenait de signaler de la manière la plus artistique possible. L’Anoci a donc lancé un concours pour l’aménagement artistique de ce carrefour et c’est Kota qui a remporté le marché, en proposant cette imposante sculpture qui représente la main de la justice qui tranche les dossiers.

Ce fut une double joie pour lui, qui a aussi remporté le marché du pont non loin du marché de Soumbédioune où il a réalisé une magnifique mosaïque, cette matière étant sa spécialité. Au fait, s’il est un excellent céramiste donc, qui a réalisé la décoration de la piscine olympique de Dakar entre autre oeuvre monumentale, s’il est un excellent peintre formé à toutes les techniques et tous les style à Moscou pendant 10 ans, s’il est un excellent professeur à l’Ecole Nationale des Arts, Tako ne savait pas qu’il était aussi sculpteur.

Sirène de Kota
Détail de la mosaïque du grand hall de la Piscine olympique de Dakar, oeuvre de Kota

Il l’est devenu en réalisant le rêve qu’il a dessiné et présenté au jury, sans trop y croire, car il ne savait pas du tout comment il aurait pu le faire pratiquement. Ce fut un véritable casse-tête pour lui lorsqu’il remporta l’affaire. Il fallut bien réaliser l’œuvre et il s’y prit de telle sorte qu’elle fut livrée en temps et en heure, avec les félicitations de l’équipe qui en a pris officiellement possession vendredi dernier.

J’étais vraiment très fière que Kota me demande de l’accompagner à cette livraison, car j’ai suivi avec passion le concours et ai eu à le représenter à une des réunions de dépouillement des œuvres, pour veiller, en son nom, au bon déroulement des opérations.
J’avais prié pour qu’il gagne ce jour là et il a gagné.

Félicitations Tonton Tako ! Et chaque fois que je passerai devant cette main énergique, je reprendrai courage en pensant que dans la vie, les rêves et les prières, hé bien, se réalisent vraiment !

Voir mon article sur Tako Diongue dans mon.journal du lundi 19 mai.
http://www.imaniye.net//category/monjournal/page/7/