Le chocolat : drogue ou médicament ?

Fait-il du mal ou du bien ?

Le chocolat occupe une place de choix dans la vie des becs sucrés…Certains salivent rien qu’à y penser. D’autres ne pourront s’empêcher d’aller en acheter, là, tout de suite, parce que leur envie devient plus forte qu’eux. Alors, en vérité, qu’en est-il de cette chose délicieuse dont est venue la pleine saison ? Fait-elle du mal ou du bien ?

[Not a valid template]

Hummmm, une boule de chocolat qui fond dans la bouche… A cette évocation, les neurones de certains ont bondi et l’envie s’est installée ! Il leur faut en manger. A l’heure actuelle, que sait-on exactement du chocolat, cet aliment au goût divin, issu de la fève de cacao ? Et bien on commence par découvrir qu’entre le chocolat et l’homme, c’est une très longue histoire ! Les fèves de cacao étaient utilisées comme monnaie d’échange et unité de calcul depuis 1000 ans avant J.-C.! On retrouve la fève dans les hiéroglyphes mexicains et dans des poteries olmèques datant de 2600 ans !

On raconte que Christophe Colomb jeta par-dessus bord les fèves qu’il avait reçues des Amérindiens, les prenant pour des crottes de chèvre, laissant ainsi à Cortès le privilège d’être le premier à en rapporter à ses maîtres d’Espagne, en 1528. Le chocolat, dont la découverte de la canne à sucre aurait permis d’adoucir l’amertume, devient une boisson royale. Puis, traversant les millénaires, le chocolat va se démocratiser pour arriver dans nos palais modernes sous toutes les formes et d’abord celle de boisson, obtenue par la fermentation, la torréfaction et le séchage des fèves amères du cacaoyer.

Toute une industrie s’est bâtie autour de la bonne chose et une polémique du chocolat a même éclaté en mars 2000, quand, sous la pression des industriels, la directive « chocolat » a été adoptée par la Communauté européenne ; elle permet d’utiliser d’autres matières grasses végétales, telles que l’huile de palme, le beurre de karité, et même les noyaux de mangue pour la fabrication du chocolat, dans la limite de 5 % du poids total du produit fini. Une concession obligatoire pour continuer de maintenir des coûts acceptables pour les industriels, une insulte pour les gourmets et les consommateurs…Voici notre monde qui peut satisfaire son plaisir du chocolat, qu’il soit noir, blanc ou au lait.

Alors, qu’en est-il de la dépendance possible à la matière ? Cette réputation vient du fait que le chocolat contient une molécule endogène, l’anandamide, dont les effets peuvent être comparés à ceux du cannabis, ce qui expliquerait les effets euphorisants du chocolat. Mais cette molécule n’est présente qu’en infime quantité. Aussi, les amateurs de chocolat continuent de l’être sur la base de ce qu’il produit de positif, dont entre autres, sa faible teneur en glucides, le fait que tanins, fluor et phosphates du cacao ont des propriétés anti-caries…  Mais il n’y a pas que cela…

Le chocolat est en fait un aliment particulièrement énergétique, qui contient beaucoup de glucides et de lipides: 500 kcal pour 100 g (550 kcal dans le chocolat au lait). 100 grammes de chocolat noir apportent un quart des besoins quotidiens moyens d’une femme, qui sont de l’ordre de 1 800 à 2 000 kcal.

Le chocolat contient une centaine de substances chimiques, aux multiples vertus : énergisantes (caféine), anti-vieillissement (Vitamine E, catéchine), décontractantes, photo-protectrices. Il est reconnu bon pour le système cardiovasculaire en général, les artères et l’hypertension. Il ferait également baisser la pression artérielle. Il est riche en phosphore, en potassium et en fer, il n’agit pas sur le mauvais cholestérol… Alors, pourquoi s’en priver ? On a des scrupules toute l’année, mais les festivités nous offrent une occasion unique de nous régaler sans en avoir l’air et de nous gaver pour un an de la succulente chose.

Par contre, faites attention si vous tenez à votre animal de compagnie, ne lui en donnez pas un bout à croquer : il contient de la théobromine, un produit chimique qui peut être mortel pour les chiens, les chats, les perroquets et les chevaux, leur métabolisme ne pouvant pas l’éliminer.

___________________________________

Article d’Imaniyé publié dans « Waaw » de décembre 2009
Photo dans son contexte :
www.castelnau-le-lez.com/castelnau.asp?idpage…

2 comments on “Le chocolat : drogue ou médicament ?”

  1. imaniye dit :

    Salut Zorro !
    Je suis passionnément d’accord avec toi !

  2. Zorro dit :

    Moi, c’est pas pour me vanter, mais j’aime le chocolat!
    Inconditionnellement…
    Même s’il provient des crottes de chêvre…pas grave!
    Et tant pis pour la dépendance…
    Et tant pis s’il me reste sur les hanches…
    Il n’y a que les pisse-vinaigre pour ne pas aimer le chocolat!

Comments are closed.