Les CRS d’Avignon sont mal « tombés » sur Patrick Mohr : il avait une plume !

A classer dans la série : « Rien n’est perdu » !

Je publie ce document non pour dénoncer une de ces trop fréquentes dérives qui nous font désespérer du monde, mais bien pour montrer qu’il ne faut pas perdre espoir. C’est bon de savoir qu’il se trouve encore quelque part des gens, pour s’élever contre la dictature des puissants…

Soundjata par la Compagnie Spirale
« Soundjata » par la Compagnie Spirale dirigée par Patrick Mohr

LE 21 juillet dernier, des CRS d’Avignon interpellent un homme d’une manière qu’il reste à juger. Ils ignorent que c’est Patrick Mohr, un artiste, directeur du Théâtre Spirale. A peine sorti du cauchemar dans lequel il se voit soudainement plongé, l’homme, enfin l’artiste, prend la plume et il écrit… Et sa plume va, telle une caméra qui saurait capturer aussi l’émotion, qui nous fait vivre ce qu’il dit être son agression, comme si on y était en première ligne.

Mais ce n’est pas tant pour dénoncer une nouvelle dérive d’un quelconque système que ce document m’interpelle le plus aujourd’hui. C’est parce que au moment où je m’interroge sur l’avenir du monde, j’apprends que quelque part, quelqu’un s’est élevé contre le spectre de la dictature. Un s’est levé… D’autres s’élèveront contre ce qui conduit l’humanité à cette perte qui nous parait si inéluctable, hein, n’est-ce pas ? Vous êtes bien d’accord avec moi ?…

C’est peu pour s’accrocher. Mais c’est un début. Moi qui attends tellement en ce moment que la vie me donne de bonnes raisons et d’occasions d’y croire encore, de réagir, d’agir…
En voici une !

_______________________________________________________

Document… ou roman… ou cinéma…
(C’est Oumar Ndao qui me l’a envoyé. Il n’est pas du genre à diffuser des bobards)

____________________________________________________________

« Justement ça me regarde. Je trouve votre attitude discriminatoire »

Je m´appelle Patrick Mohr. Je suis né le 18 septembre 1962 à Genève. Je suis acteur, metteur en scène et auteur. A Genève je dirige une compagnie, le théâtre Spirale, je co-dirige le théâtre de la Parfumerie et m´occupe également du festival ‘De bouche à oreille’. Dans le cadre de mes activités artistiques, je viens régulièrement au festival d´Avignon pour y découvrir des spectacles du ‘ in ‘ et du ‘off’ . Notre compagnie s´y est d´ailleurs produite à trois reprises. Cette année, je suis arrivé dans la région depuis le 10 juillet et j´ai assisté à de nombreux spectacles.

Le Lundi 21 juillet, je sors avec mon amie, ma fille et trois de sescamarades d´une représentation d´une pièce très dure sur la guerre en ex-Yougoslavie et nous prenons le frais à l´ombre du Palais des Papes,en assistant avec plaisir à un spectacle donné par un couple d´acrobates. A la fin de leur numéro, je m´avance pour mettre une pièce dans leurchapeau lorsque j´entends le son d´un Djembé (tambour africain) derrière moi. Etant passionné par la culture africaine. (J´y ai monté plusieurs spectacles et ai eu l´occasion d´y faire des tournées.) Je m´apprête à écouter les musiciens. Le percussionniste est rejoint par un joueur deKamele Ngoni. (Sorte de contrebasse surtout utilisée par les chasseurs en Afrique de l´Ouest.)

A peine commencent-ils à jouer qu´un groupe de C.R.S se dirige vers eux pour les interrompre et contrôler leur identité. Contrarié, je me décide à intervenir. Ayant déjà subit des violences policières dans le même type de circonstances il y a une vingtaine d´année à Paris, je me suis adressé à eux avec calme et politesse. Le souvenir de ma précédente mésaventure bien en tête. Mais je me suis dit que j´étais plus âgé, que l´on se trouvait dans un haut lieu culturel et touristique, dans une démocratie et que j´avais le droit de m´exprimer face à ce qui me semblait une injustice. J´aborde donc un des C.R.S et lui demande :
« Pourquoi contrôlez-vous ces artistes en particulier et pas tous ceux qui se trouvent sur la place? » Réponse immédiate.
« Ta gueule, mêle-toi de ce qui te regardes!
« Justement ça me regarde. Je trouve votre attitude discriminatoire. »
Regard incrédule. « Tes papiers ! »
« Je ne les ai pas sur moi, mais on peut aller les chercher dans la voiture. »
« Mets-lui les menottes ! »
« Mais vous n´avez pas le droit de… »
Ces mots semblent avoir mis le feu aux poudres.
« Tu vas voir si on n´a pas le droit.»
Et brusquement la scène a dérapé.
Ils se sont jetés sur moi avec une sauvagerie inouïe. Mon amie, ma fille, ses camarades et les curieux qui assistaient à la scène ont reculé choqués alors qu´ils me projetaient au sol, me plaquaient la tête contre les pavés, me tiraient de toutes leurs forces les bras en arrière comme un poulet désarticulé et m´enfilaient des menottes. Les bras dans le dos, ils m´ont relevé et m´ont jeté en avant en me retenant par la chaîne. La menotte gauche m´a tordu le poignet et a pénétré profondément mes chairs. J´ai hurlé :
« Vous n´avez pas le droit, arrêtez, vous me cassez le bras ! »
« Tu vas voir ce que tu vas voir espèce de tapette. Sur le dos ! Sur le ventre ! Sur le dos je te dis, plus vite, arrête de gémir»
Et ils me frottent la tête contre les pavés me tordent et me frappent, me traînent, me re-plaquent à terre.

La foule horrifiée s´écarte sur notre passage. Mon amie essaie de me venir en aide et se fait violemment repousser. Des gens s´indignent,sifflent, mais personne n´ose interrompre cette interpellation d´une violence inouïe. Je suis traîné au sol et malmené jusqu´à leur fourgonnette qui se trouve à la place de l´horloge 500 m . plus bas. Là, ils me jettent dans le véhicule, je tente de m´asseoir et le plus grand de mes agresseurs (je ne peux pas les appeler autrement), me donne un coup pour me faire tomber entre les sièges, face contre terre, il me plaque un pied sur les côtes et l´autre sur la cheville il appuie de tout son poids contre une barre de fer. « S´il vous plait, n´appuyez pas comme ça, vous me coupez la circulation. » « C´est pour ma sécurité. »Et toute leur compagnie de rire de ce bon mot. Jusqu´au commissariat de St Roch. Le trajet est court mais il me semble interminable. Tout mon corps est meurtri, j´ai l´impression d´avoir le poignet brisé, les épaules démises, je mange la poussière. On m´extrait du fourgon toujours avec autant de délicatesse.

Je vous passe les détails de l´interrogatoire que j´ai subi dans un état lamentable.
Je me souviens seulement du maquillage bleu sur les paupières de la femme qui posait les questions.
« Vous êtes de quelle nationalité ? » « Suisse. »
« Vous êtes un sacré fouteur de merde »
« Vous n´avez pas le droit de m´insulter »
« C´est pas une insulte, la merde » (Petit rire.)
C´est fou comme la mémoire fonctionne bien quand on subit de pareilles agressions. Toutes les paroles, tout les détails de cette arrestation et de ma garde à vue resterons gravés à vie dans mes souvenirs, comme la douleur des coups subits dans ma chair. Je remarque que l´on me vouvoie depuis que je ne suis plus entre les griffes des CRS.
Mais la violence physique a seulement fait place au mépris et à une forme d´inhumanité plus sournoise. Je demande que l´on m´ôte les menottes qui m´ont douloureusement entaillé les poignets et que l´on appelle un docteur. On me dit de cesser de pleurnicher et que j´aurais mieux fait de réfléchir avant de faire un scandale. Je tente de protester, on me coupe immédiatement la parole. Je comprends qu´ici on ne peut pas s´exprimer librement. Ils font volontairement traîner avant de m´enlever les menottes. Font semblant de ne pas trouver les clés. Je ne sens plus ma main droite.

Fouille intégrale. On me retire ce que j´ai, bref inventaire, le tout est mis dans une petite boîte.
« Enlevez vos vêtements ! » J´ai tellement mal que je n´y arrive presque pas.
« Dépêchez-vous, on n’a pas que ça à faire. La boucle d´oreille ! »J´essaye de l´ôter sans y parvenir.
« Je ne l´ai pas enlevée depuis des années. Elle n´a plus de fermoir. »
« Ma patience à des limites vous vous débrouillez pour l´enlever, c´est tout ! » Je force en tirant sur le lob de l´oreille, la boucle lâche.
« Baissez la culotte ! »
Je m´exécute. Après la fouille ils m´amènent dans une petite cellule de garde à vue. 4m de long par 2m de large. Une petite couchette beige vissée au mur.
Les parois sont taguées, grattées par les inscriptions griffonnées à la hâte par les détenus de passage. Au briquet ou gravé avec les ongles dans le crépis. Momo de Monclar, Ibrahim, Rachid…… chacun laisse sa marque. L´attente commence. Pas d´eau, pas de nourriture. Je réclame en vain de la glace pour faire désenfler mon bras. Les murs et le sol sont souillés de tâches de sang, d´urine et d´excréments. Un méchant néon est allumé en permanence. Le temps s´étire. Rien ici qui permette de distinguer le jour de la nuit. La douleur lancinante m´empêche de dormir. J´ai l´impression d´avoir le coeur qui pulse dans ma main. D´ailleurs alors que j´écris ces lignes une semaine plus tard, je ne parviens toujours pas à dormir normalement.

« Si j’étais noir ou arabe, je me serais fait cogner avec encore moins de retenue.
C’est pour cela que j’écris et porte plainte »

J´écris tout cela en détails, non pas pour me lamenter sur mon sort. Je suis malheureusement bien conscient que ce qui m´est arrivé est tristement banal, que plusieurs fois par jours et par nuits dans chaque ville de France des dizaines de personnes subissent des traitements bien pires que ce que j´ai enduré. Je sais aussi que si j´étais noir ou arabe je me serais fait cogner avec encore moins de retenue. C´est pour cela que j´écris et porte plainte. Car j´estime que dans la police française et dans les CRS en particulier il existe de dangereux individus qui sous le couvert de l´uniforme laissent libre cour à leurs plus bas instincts.(Evidement il y a aussi des arrestations justifiées, et la police ne fait pas que des interventions abusives. Mais je parle des dérapages qui me semblent beaucoup trop fréquents.)

Que ces dangers publics sévissent en toute impunité au sein d´un service public qui serait censé protéger les citoyens est inadmissible dans un état de droit. J´ai un casier judiciaire vierge et suis quelqu´un de profondément non violent, par conviction, ce type de mésaventure me renforce encore dans mes convictions, mais si je ne disposais pas des outils pour analyser la situation je pourrais aisément basculer dans la violence et l´envie de vengeance. Je suis persuadé que ce type d´action de la police nationale visant à instaurer la peur ne fait qu´augmenter l´insécurité en France et stimuler la suspicion et la haine d´une partie de la population (Des jeunes en particulier.) face à la Police. En polarisant ainsi la population on crée une tension perpétuelle extrêmement perverse.Comme je suis un homme de culture et de communication je réponds à cette violence avec mes armes. L´écriture et la parole. Durant les 16h qu´a duré ma détention. (Avec les nouvelles lois, on aurait même pu me garder 48h en garde à vue.)

Je n´ai vu dans les cellules que des gens d´origine africaine et des gitans. Nous étions tous traité avec un mépris hallucinant. Un exemple, mon voisin de cellule avait besoin d´aller aux toilettes. Il appelait sans relâche depuis près d´une demi heure, personne ne venait. Il s´est mit à taper contre la porte pour se faire entendre, personne. Il cognait de plus en plus fort, finalement un gardien exaspéré surgit. »Qu´est ce qu´il y a ? » « J´ai besoin d´aller aux chiottes. » « Y a une coupure d´eau. » Mais j´ai besoin. » « Y a pas d´eau dans tout le commissariat, alors tu te la coinces, pigé. » Mon voisin qui n´est pas seul dans sa cellule continue de se plaindre, disant qu´il est malade, qu´il va faire ses besoins dans la cellule. « Si tu fais ça on te fait essuyer avec ton t-shirt. » Les coups redoublent. Une voix féminine lance d´un air moqueur. « Vas-y avec la tête pendant que tu y es. Ca nous en fera un de moins. » Eclats de rire dans le couloir comme si elle avait fait une bonne plaisanterie.
Après une nuit blanche vers 9h du matin on vient me chercher pour prendre mon empreinte et faire ma photo. Face, profil, avec un petit écriteau, comme dans les films. La dame qui s´occupe de cela est la première personne qui me parle avec humanité et un peu de compassion depuis le début de ce cauchemar. « Hee bien, ils vous ont pas raté.C´est les CRS, ha bien sur. Faut dire qu´on a aussi des sacrés cas sociaux chez nous. Mais ils sont pas tous comme ça. » J´aimerais la croire.

Un officier vient me chercher pour que je dépose ma version des faits et me faire connaître celle de ceux qui m´ont interpelé. J´apprends que je suis poursuivi pour : outrage, incitation à l´émeute et violence envers des dépositaires de l´autorité publique. C´est vraiment le comble. Je les aurais soi disant agressés verbalement et physiquement. Comment ces fonctionnaires assermentés peuvent ils mentir aussi éhontement ? Je raconte ma version des faits à l´officier. Je sens que sans vouloir l´admettre devant moi, il se rend compte qu´ils ont commis une gaffe. Ma déposition est transmise au procureur et vers midi je suis finalement libéré. J´erre dans la ville comme un boxeur sonné. Je marche péniblement. Un mistral à décorner les boeufs souffle sur la ville. Je trouve un avocat qui me dit d´aller tout de suite à l´hôpital faire un constat médical. Je marche longuement pour parvenir aux urgences ou je patiente plus de 4 heures pour recevoir des soins hâtifs.

« Les budgets de la sécurité sont en hausse, on diminue la santé, le social et l’éducation. »
(Ps : il a oublié de dire aussi « la culture »…)

Dans la salle d´attente, je lis un journal qui m´apprend que le gouvernement veut supprimer 200 hôpitaux dans le pays, on parle de couper 6000 emplois dans l´éducation. Sur la façade du commissariat de St Roch j´ai pu lire qu´il allait être rénové pour 19 millions d´Euros. Les budgets de la sécurité sont à la hausse, on diminue la santé, le social et l´éducation. Pas de commentaires.
Je n´écris pas ces lignes pour me faire mousser, mais pour clamer mon indignation face à un système qui tolère ce type de violence. Sans doute suis-je naïf de m´indigner. La plupart des Français auxquels j´ai raconté cette histoire ne semblaient pas du tout surpris, et avaient connaissance de nombreuses anecdotes du genre. Cela me semble d´autant plus choquant.

Ma naïveté, je la revendique, comme je revendique le droit de m´indigner face à l´injustice. Même si cela peut paraître de petites injustices. C´est la somme de nos petits silences et de nos petites lâchetés qui peut conduire à une démission collective et en dernier recours aux pires systèmes totalitaires. (Nous n´en sommes bien évidement heureusement pas encore là.) Depuis ma sortie, nous sommes retournés sur la place de papes et nous avons réussi à trouver une douzaine de témoins qui ont accepté d´écrire leur version des faits qui corroborent tous ce que j´ai dis. Ils certifient tous que je n´ai proféré aucunes insultes ni n´ai commis aucune violence. Les témoignages soulignent l´incroyable brutalité de l´intervention des CRS et la totale disproportion de leur réaction face à mon intervention.
J´ai essayé de retrouver des images des faits, mais malheureusement les caméras qui surveillent la place sont gérées par la police et, comme par hasard elles sont en panne depuis début juillet. Il y avait des centaines de personnes sur la place qui auraient pu témoigner, mais le temps de sortir de garde à vue, de me faire soigner et de récupérer suffisamment d´énergie pour pouvoir tenter de les retrouver. Je n´ai pu en rassembler qu´une douzaine. J´espère toujours que peut être quelqu´un ai photographié ou même filmé la scène et que je parvienne à récupérer ces images qui prouveraient de manière définitive ce qui c´est passé.

Après 5 jours soudain, un monsieur africain m´a abordé, c´était l´un des musiciens qui avait été interpellé. Il était tout content de me retrouver car il me cherchait depuis plusieurs jours. Il se sentait mal de n´avoir rien pu faire et de ne pas avoir pu me remercier d´être intervenu en leur faveur. Il était profondément touché et surpris par mon intervention et m´a dit qu´il habitait Grenoble, qu´il avait 3 enfants et qu´il était français. Qu´il viendrait témoigner pour moi.Qu´il s´appelait Moussa Sanou.
« Sanou , c´est un nom de l´ethnie Bobo. Vous êtes de Bobo-Dioulasso ? »
« Oui. » Nous nous sommes sourit et je l´ai salué dans sa langue en Dioula.
Il se trouve que je vais justement créer un spectacle prochainement à Bobo-Dioulasso au Burkina-faso. La pièce qui est une adaptation de nouvelles de l´auteur Mozambicain Mia Couto s´appellera « Chaque homme est une race » et un des artistes avec lequel je vais collaborer se nomme justement Sanou. Coïncidence ? Je ne crois pas.
Je suis content d´avoir défendu un ami, même si je ne le connaissais pas encore.
La pièce commence par ce dialogue prémonitoire.
Quand on lui demanda de quelle race il était, il répondit : « Ma racec´est moi. »
Invité à s´expliquer il ajouta
« Ma race c´est celui que je suis. Toute personne est à elle seule une humanité.
Chaque homme est une race, monsieur le policier. »

Patrick Mohr 28 juillet 2008

_________________________________________________

Info plus :
– Le procès de Patrick Mohr aura lieu le 13 octobre prochain. Il cherche des témoins. Etiez vous au Festival d’Avignon cet été ?
– Contacter Patrick Mohr : theatrespirale@bluewin.ch

Photo théâtre dans son contexte sur le site du Théâtre Spirale.

15 comments on “Les CRS d’Avignon sont mal « tombés » sur Patrick Mohr : il avait une plume !”

  1. Gérard dit :

    Je répond à Jean (27 mar 2010 à 16:24) seulement maintenant car je viens de découvrir votre message. Mon combat continu et cette semaine sur le Canard Enchaîné un bel article parle de mon « affaire » et de mon jugement. C’est le 3ème article sur le Canard et je remercie la journaliste. Si vous voulez me contacter, vous pouvez me trouver sur les pages jaunes.
    Gérard

  2. SALIM dit :

    je post la..
    12hs ma femme perd les eaux, des contractions irréguliére
    pendant 10hs,me voyant stresser elle me dis d’aller prendre l’air j
    apel mon ami d’enfance , nous allons boire un verre a thonon les
    bains la soirée ce passe sans probleme j usqu au moment ou en
    remontant a pieds a la materniter me disant que mon enfant aller
    pas tarder , c ‘est mon 1er ! mon ami marchait plus loing devant
    moi effectivement il roulait un joint.. 2 policiers en civile s’arrete le
    1er ne m’adresse pas la parole le 2 ieme ce jette sur mon ami , je
    souligne juste que je vai etre papa et que nous montion a la
    materniter , sans plus d’écoute j’entend .. ALLER MENOTTES TOUS
    LE MONDE AU POSTE je demande sous quel motif ayant commis
    aucune infraction.. réponse de celui ci ivresse..?? je vous passe la
    mis en garde a vue malgrer mon insistance a fair remarquer que
    mon enfant risque d arriver et que ma place est au pres de ma femme et pas bloquer en garde a vue.. aucune attention pour mes demandes,une fois en céllules malgrer mes apel pour uriner
    perssones n est venu.. par déséspoire pour pouvoir aller au toilettes j’ai demander a aller a l’hopital en inscistant on mis a conduit sans avoir pris soing de bien me menottés, apres une radio
    expédier et mettant retrouver a quelque métres de la mére de
    mon future enfant, me voyant menottés comme un dangereux
    individu jai refuser d’offrir ce spectacle a ma femme en ce moment
    et jai été reconduit en garde a vue, toute la nuit j’entendait mon
    portable sonnez , et je savai que c’etait la futur mere de mon enfant et que je ne pouvais rien faire une torture.. penser vous
    que le cauchemard soi fini..?
    non ce n’est que le début..
    au matin le policier qui m’entend m’annonce qu’un policier a 8 jrs d’itt et que je l aurais agresser, bien entendu les 3 policier témoins
    confirme, résultat j ai été relacher a 10h50 je sui partie en couran comm un fou direction l’hopital une course pour expulser cet injustice, et surtout retrouver ma femme.. j ai ouvert la porte il
    etais 11h03 et je venai d’etre le pere d une princesse de 3kls8
    je travaille dans le sociale j’essay de porter un message de fraterniter et de respect de valeurs républicaine, mais quand le gardien lui meme de cet république ce transforme en criminel..
    si criminel de vouloir priver un pére de la naissance de son 1 er enfant sa s’apele comment?
    la police de notre pays est malade, jeune pere trantenaire avec
    hereusement un travaille qui lui plait ..
    Mais un jeune sans réelle situation qui est humilier et mis en garde
    a vue arbitrairement et bien il peu faire grandir une haine qui
    engendrera que des mauvaises choses..

    AVANT ON DISAIT GARDIEN DE LA PAIX.. AUJOURD’HUI C EST

    FORCE DE L’ORDRE.

    je sai pas si cet page est encor consulter mais y auras au moins une trace de ce que la police.. la mauvaise police.. faits.

  3. jean dit :

    Bonjour Monsieur Brun,
    Vous êtes vraiment un grand homme pour mener un telle combat. Vous defandez la liberté de tous par votre action.
    Tous cella doit vous couter beaucoup d’argent. Pensez-vous demander une aide financière par solidarité en passant par Internet. Je ne sais pas comment ca marche, mais je vous donne l’idée. Moi je vous aiderai du peu que je peux. J’ai été agresser, la police est intervenu, âpres avoir été appeler par un témoin. Je commence a expliquer a la police. Le policier me dit je vais t’en mettre une, tu nous a pas laisser regarder le match de foot tranquille!
    J’ai lu un article sur votre affaire sur un journal gratuit,si je ne me trompe pas c’était Alp’info. Il y a aussi le commentaire d’un médecin d’Annecy, sur l’avis du pompier. Le pompier disait que « vous simulez » me semble t’il. C’est les pompiers sont copains de la polices, ou va t’ont? Je ne retrouve pas cette article. Pouvez me le fournir si vous l’avez. Merci

  4. Imaniyé dit :

    Et nous continuons avec vous Gérard !
    Niokobok dit-on au Sénégal pour dire « ON EST ENSEMBLE » !
    Passionnément
    Imaniyé

  5. Gérard dit :

    Après 6 mois de lutte, suite à la réception d’une lettre du Ministre Madame Alliot-Marie qui m’apprenait que le procureur avait décidé de mettre ma plainte sans suite et que l’adjoint de sécurité avait reçu un blâme, j’ai déposé plainte directement vers le Doyen des Juges car ces 2 renseignements n’allaient pas ensemble. Le Doyen a décidé d’accepter ma plainte et ça y est cette fois, au bout de 6 mois mon affaire vient de démarrer !!!. Je viens d’apprendre que cet adjoint de sécurité allait quitter la police, qu’un policier devait être convoqué à Paris et tout cela n’est pas fini car ma lutte continue !!!

  6. imaniye dit :

    Bon courage Gérard ! Et tenez nous au courant…
    Imaniyé

  7. BRUN Gérard dit :

    Dernières nouvelles :
    Mon avocate demande la délocalisation de cette affaire ce qui est la logique dans de telles circonstances mais le procureur de Thonon fait le mort car pas de réponse de mes plaintes et de ma demande. Ensuite, le procureur Général de Chambéry a dit que ce sont les policiers les victimes car très souvent le procureur de Thonon reçoit de telles plaintes ( comme par hasard !!! ). Maintenant ma demande de délocalisation et mes plaintes sont à Paris vers le procureur de la cour de cassation. De toutes façons je ne lâcherais pas cette affaire !!!

  8. BRUN Gérard dit :

    Ils n’ont pas le droit de refuser de prendre une plainte et il faut aller au commissariat en insistant et en parlant de l’article 15-3 du code de procédure pénale et du décret 18-03-1986 n° 96-582 art 1, 6 7 et suivant qui les obligent à prendre une plainte.
    En ce qui me concerne ils ne voulaient pas prendre ma plainte qui soit disant n’était pas valable mais pour eux rien n’est valable et c’est pour cela que je ne voulais pas sortir du commissariat avant d’avoir déposé cette plainte. Ils doivent accepter toutes les plaintes et c’est plus haut que les plaintes sont classées ou non. C’est clair que mon affaire ne doit pas donner beaucoup de courage aux gens d’insister mais maintenant, au commissariat d’Annemasse ils doivent avoir peur de dire non.

  9. Zorro dit :

    J’ai déja essayé plusieurs fois de déposer des plaintes dans des commissariats et gendarmeries, vainement. Cela se transforme toujours en main courante, dont on sait où ils se la mettent.
    Je ne me suis pas retrouvée en garde à vue parce que je n’ai pas insisté. Il faut être héroïque de nos jours pour déposer une plainte.
    Bon courage et merci
    Zorro

  10. BRUN Gérard dit :

    Bonjour Monsieur MOHR,
    Je viens d’apprendre votre mésaventure par le journal La Tribune et voici un copier coller de la mienne qui s’est passée de l’autre côté de la frontière à Annemasse :
    Le 18 décembre 2008, je vais au commissariat pour porter plainte et, comme elle fait souvent avec tout le monde, la femme à la réception me dit sans savoir pourquoi : vous ne pouvez pas porter plainte ! Moi : si, elle : non, moi : si je veux porter plainte ! elle : non ! moi si et voilà le texte de loi qui m’autorise à porter cette plainte. Elle décide donc d’aller voir un supérieur qui me dit : vous ne pouvez pas porter plainte et ça recommence : si … non … si … non … et au bout d’un moment il me dit qu’il a autre chose à faire et il me conseille de « dégager ». Moi : non pas avant de déposer plainte ! Lui : nous avons d’autres choses à faire et si vous ne dégagez pas je vous mets en garde à vue !!! Moi : mettez-moi en garde à vue mais je ne bougerais pas avant d’avoir posé ma plainte. Lui : suivez moi je vous mets en garde à vue ! Moi : non je ne bougerais pas ! Tout d’un coup lui et un de ses collègues me sautent dessus, me mettent à plat ventre par terre, me tirent les bras dans le dos et me mettent des bracelets qui ne sont pas en or et qui font très mal !!! Ils me traînent par terre dans une petite pièce et là le grand se défoule sur moi à coup de pieds !. Un petit passage dans « les pommes » et lorsque je reviens à moi les pompiers sont là pour peu de temps car ces chers policiers leurs disent : « il simule » donc ils repartent. Un peu plus tard une mise « à poil » complète dans les règles et ensuite direction la cave en garde à vue dans une cellule 4 **** avec les WC sur le palier jusqu’au soir. En ressortant, le responsable me rend toutes mes affaires avec une invitation au tribunal le 2 avril 2009 car il parait que j’ai dit à la femme t’es une grosse merde, que c’est tout juste si je n’ai pas « tabassé » les 2 hommes qui jouaient au foot avec moi !!!. En plus, la cerise sur le gâteau il me dit qu’il me sera possible de porter ma plainte. Il parait même, que tout le temps, ils m’ont dit que je pouvais porter ma plainte !!!!!
    C’est clair que, pour commencer, une plainte a été posée par mon avocat mais :
    – Pour refus d’enregistrement d’une plainte en violation de l’art. xxx
    – Pour violences volontaires aggravées en violation des articles xxx
    – Pour mise en garde à vue de manière abusive
    – Pour comportement humiliant et vexatoire
    – Pour dénonciation calomnieuse

    En plus, résultat de tout cela : une côte fêlée, une entorse à une épaule, et la suite en chantant : et le pied … et le pied, et la tête …et la tête, alouette… alouette…… et une I.T.T. de 15 jours pour commencer et plus tard une autre de 8 jours soit un total de 23 jours !!!.
    Je vous signale que j’ai fais court car tout cela a duré 8 heures et pour un homme de 59 ans c’est dur !!!!
    Que pensez vous de mon histoire qui est une histoire vécue et bien réelle et je me pose vraiment une question : suis-je de la famille à MESRINE ??? De toute façon je m’en sors bien car voici quelques temps une femme de couleur est ressortie de ce commissariat les pieds devant . . . . .

    Après avoir écrit sur plusieurs forums, un journaliste de TF1 m’a contacté pour faire un reportage sur les gardes à vue qui est passé le samedi 31 janvier 2009 à 20 heures et je vous propose de le voir avec le lien ci-dessous.

    J’espère avoir de vos nouvelles ainsi que de votre passage au tribunal.

    Gérard

    http://videos.tf1.fr/video/news/0,,4244234,00-enquete-du-20h-la-garde-a-vue-se-banalise-.html

  11. Zorro dit :

    Et bien! Ce sont des sauvages et des assassins.
    Honneur à vous, Monsieur!
    Zorro

  12. patrick Mohr dit :

    Bonjour, je viens d’apprendre que mon procès qui devait avoir lieu Lundi 13 octobre à été reporté à 2009.
    Pour tout ceux qui avaient l’intention de venir y assister pour me soutenir, n’y allez pas pour l’instant. J’essayerais de vous tenir au courant quand je saurais la nouvelle date de l’audience. Merci de votre solidarité.
    La route est longue , longue,longue… ….Cordialement .
    Patrick Mohr

Comments are closed.