L’Exil perpétuel du Dalai Lama : Une défaite pour les droits de l’homme.

Le Dalai Lama, un pape en exil…

Aujourd’hui, il y a  exactement 59 ans que la Chine a envahi le Tibet. Depuis le chef spirituel de ce pays promène son exil, tel un point d’interrogation à ce monde qui ne peut strictement rien pour faire respecter les droits de l’homme Tibétain…

Le Dalai Lama représente ce peuple Tibétain qui vit en ce moment même enfermé dans ses propres frontières, dont des gardes armés étrangers lui marchandent  le passage. Le monde entier connait et reconnait sa silhouette aux couleurs du soleil, son crane soigneusement rasé, ses deux yeux pétillants et son sourire radieux. Pourtant, cet homme représente un peuple dont la situation ne prête guère à sourire, puisque privé de sa liberté totale et de la pratique de son culte.

Un peuple dont le pape, adepte de la Non-violence, est contraint à l’exil. Cet exil, le Dalaï Lama le porte avec une sérénité qui en fait l’une des figures les plus attachantes de la planète. A travers lui, c’est tout un monde et une grande cause qui gagnent à être connus. L’anniversaire de l’invasion du Tibet est l’occasion de rappeler cette cause et son chantre. C’est aussi l’occasion, au cas où on ne le saurait pas, de comprendre pourquoi la Chine a investi le Tibet et tente sans y parvenir d’ailleurs depuis, d’écraser littéralement sa culture.

Ce document vidéo court, mais intense, donne une vision rapide du Dalaï Lama, et on l’y voit préciser sa notion bouddhique de Dieu, et comment il vit son statut divin et royal. L’émission « Apostrophe » de Bernard Pivot, qui a pour thème « Les droits de l’homme », présente aussi deux auteurs juifs qui représentent eux, dans leurs ouvrages, comment « les droits de l’homme peuvent aussi gagner », selon l’expression de l’animateur. Sous-entendant que, dans le cas du Dalaï Lama, ils ont, en tout état de cause, perdu. Et ce n’est pas le Prix Nobel qu’on lui a décerné qui y change quelque chose.

Le tibet, c’est comme le Darfour dont on parlait ici... Un insulte à la conscience du monde, pour reprendre l’expression de G.W. Bush. Et le Dalaï Lama est là aussi qui interpelle sans relache la conscience de ce monde qui l’a condamné à un exil sans fin sans que cela ne perturbe sa marche ! Obama n’a pas pu le rencontrer ,pour ne pas froisser la Chine dit-on. C’est la preuve qu’il reste encore vraiment du chemin pour que la conscience du monde prenne le dessus sur les intérêts politiques et matériels… de certains.