IMANIYE : Biographie, Journal de mes passions…

Passionnément…

Passionnément. C’est ainsi que je vis, passionnément. Je ne fais rien sans émotion. Quand je me retourne sur les années passées, quand un bilan s’impose ou qu’il me faut rédiger une biographie, je suis devant des faits qui montrent à quel point, pour moi, le cœur a toujours été le meilleur allié de l’esprit. Le parcours qui se dessine est, en fin de compte, la synthèse de ce pourquoi je me suis appliquée et impliquée totalement à un moment donné, non pour des raisons matérielles ou financières, mais toujours, oui, toujours avec enthousiasme, ferveur, amour. C’est ainsi que le temps m’a vu changer de métier, de situation, d’activités, de passions …

 

Imaniyé
Flash back sur l’histoire de ma vie et je m’étonne de me voir impliquée dans des domaines très différents…Mais je suppose que c’est aussi cela la vie, aller avec allant de l’avant, en sachant s’arrêter quand le cœur vous en dit !
Photo : D.R.

Formée en assistanat de direction, j’embrasse le journalisme

J’ai aimé être élève et lycéenne au Lycée de Jeunes Filles, puis étudiante, titulaire du BTS secrétariat de direction et du diplôme d’assistante de direction de l’Ecole des Cadres et des Affaires Economiques de Neuilly fréquentée après le bac. J’aurai voulu être avocate, pour combattre l’injustice et défendre la veuve et l’horphelin… Mais les études risquaient d’être trop longues pour ma maman que j’estimais alors déjà trop fatiguée. Il fallut faire vite d’honorer tous ses sacrifices pour me conduire jusque là ! Consciente de mon goût et de mon sens de l’organisation, je choisis de suivre sur deux ans des études me permettant de devenir une secrétariat de direction au plus haut niveau.

Munie des diplômes et de la formation qui satisfaisaient mon gout de l’organisation et du travail d’équipe et qui me permettaient d’avoir la maitrise rapide de ma vie économique, je me tournai vers l’apprentissage du journalisme qui me semblait plus conforme à mes gouts réels et suivis durant des années la formation quasi-militaire de l’équipe du journal « Le Naïf ». Je gagnai des clopinettes, mais c’était le prix à payer pour bénéficier de l’encadrement de ces créateurs et animateurs de cet hebdo mythique, qui devinrent mes maitres. Grâce à eux, j’appris puis exerçai les métiers de journaliste, de secrétaire de rédaction, aux côtés de Tony Delsham, Patrick Chamoiseau, Roland Laouchez ou Henri Pied qui sont encore aujourd’hui des acteurs et animateurs très actifs de la vie intellectuelle et culturelle de la Martinique. Alexandre Procolam Cadet-Petit et l’éditeur Emile Désormeaux vont parfaire ma formation en me confiant les rennes de « Tropic Magazine » où je travaillai et vécu de grands moments de presse (éditions qui provoquent des émeutes en kiosques à leur sortie, introuvable en moins d’une heure, éditions saisies, procès que l’on gagne, parce qu’on dit la vérité…) aux côtés de Philippe Giraud, l’un des meilleurs photographes que je connaisse.

L’enseignement et la formation que j’ai reçus sont, depuis, mes plus précieux atouts sur le plan professionnel. J’ai pu par la suite exercer ma passion de l’écriture et du voyage en collaborant à de nombreux journaux et magazines en tant que journaliste, secrétaire de rédaction et rédacteur en chef : Le naïf, Grain d’Or, Toi Antilles, Tropic Magazine, Afrique Elite Madame, Mbile Zambi, Télé 7 jours… et, aujourd’hui, www.wootico.com.

Des plateaux de télé au Registre du commerce

Cette passion me conduisit également à préparer et présenter des émissions de radio et de télévision comme « La Course Caraïbe » sur RFO. Je garde un très bon souvenir également de « Par-dessus le marché », le magazine télé du Conseil Général de la Martinique, réalisé par Rail Production et que je présentai durant un an en collaboration avec feu André Arsenec. Ce fut pour moi l’occasion de connaitre et d’expérimenter de nouveaux domaines. J’y ai tourné des publicités télé, collaboré à la réalisation de clips vidéo, documentaires et magazines, et organisé des campagnes de promotion d’artistes et des grands festivals orchestrés par José Hayot, fou de rock et de bèlè, ou fou tout court, d’une certaine manière. Mais ça, c’est une autre histoire…

La prochaine fois, je vous raconterai ce que j’ai fait après être passée des bureaux climatisés d’une entreprise de répartition pharmaceutique à la tête de ma propre structure, Martinique Assistance Rédaction Secrétariat (Mars) qui, avec probablement trop d’avance sur son temps, proposait des prestations d’écrivains publics, de traitement de texte, de rédaction, de secrétariat privé. C’est dans ce cadre que j’ai pu créer et animer la plupart des bulletins municipaux de la Martinique, dont ceux de Fort-de-France, Schoelcher, Sainte-Marie, Lorrain, Marin, Robert, Ajoupa Bouillon et bien d’autres…

La passion, là encore, y était ! En baptisant mon petite boite « Mars », j’étais décidée à décrocher la lune. Mais il m’a bien fallu, un jour, atterrir et mettre la clé sous la porte, avec le douloureux souvenir que le fait d’entreprendre était bien risqué! Ces activités que j’ai lancées marchent très bien de nos jours, pour les entreprises qui ont suivi le modèle. A cette époque, il y a 25 ans, c’était plus compliqué. De plus, si j’avais le gout des belles lettres et du travail bien fait, j’étais loin d’avoir le don des chiffres et le talent de recouvreur…

A suivre…

Pour savoir comment, toujours par passion pour des choses et pour des gens, je me suis retrouvée tour à tour Responsable de communication, présentatrice de spectacles, spécialiste de l’histoire des costumes traditionnels martiniquais, rédactrice en chef de journaux, auteur, compositeur, choriste dans un studio d’enregistrement au Gabon, directrice d’hôtel, militante du droit d’auteur, producteur de disque, entrepreneur de spectacle, metteur en scène, auteur de pièces de théâtre, chanteuse, fondatrice et directrice de La Maison du Bèlè et aujourd’hui, comédienne de théâtre et rédactrice en chef de Wootico.com… entre autres.