Mardi 8 juillet : Petit-déj aux chandelles pour tout le monde !

HOMMAGE A LA BOUGIE !

Dîner aux chandelles, c’est chouette !
Faire son café à la bougie, ça l’est beaucoup moins.
Mais par les temps qui courent, nous devons rendre un vibrant hommage
à notre bonne vieille bougie…

Bougies allumées
Mon fagot matinal ressemble un peu à ça,
sauf que les bougies sont de la même hauteur.(DR)

« Ce n’est pas un délestage, madame » me jure-t-on, la main sur le cœur. « C’est une panne » ! Ah bon ben, si c’est une panne, heu… Que peut-on faire contre une panne ? Une panne qui dure depuis plus d’une semaine et qui prive les foyers de Dakar d’électricité. Tantôt c’est ce quartier çi, tantôt c’est celui là, et c’est très souvent le mien. Comme au temps pas du tout lointain des délestages organisés qui désorganisaient les familles et les programmes.

Ce n’est pas un délestage ! Ouf ! On est sauvés… Mais on n’a toujours pas de courant. Enfin si, mais tous les quart d’heure, paf ! on broie le noir. Noir comme du charbon. Ou comme le petit noir du matin, et là, pour le boire, voila encore une autre histoire.

Là ce n’est pas l’électricité qui manque, c’est le gaz ! Et comme on dit aux Antilles, cela me donne vraiment du gaz ! Depuis quelques deux semaines en effet, je cuisine au charbon, ce qui, en soi ne me dérange pas. A part le prix du charbon qui en profite pour augmenter, (enfin on réduit la quantité servie, ce qui est tout comme), la fumée qu’il faut extirper des fonds de marmite à coup d’huile de coude et le temps que le charbon met à prendre, inversement proportionnel au temps qu’il met à s’éteindre. Mais enfin, le peu qu’il en reste quand on a fini le mafé, permet de parfumer les demeures puisqu’il finit dans les encensoirs, aussi indispensables dans les foyers que le balai.

Ok pour le charbon. La seule chose, c’est que lorsque vous êtes obligés de braver les crampes pour maintenir votre cafetière italienne (qui pèse une tonne) au dessus d’un petit fagot de cierges allumés, suffisamment longtemps pour que l’eau bouillie remonte dans le bol en passant par le café moulu situé au milieu, et bien… ça énerve un peu, avant le café. Et moi, avant le café, je ne suis pas tout à fait opérationnelle… Argfff…

Mais aujourd’hui, en soutenant d’un bras l’autre bras qui tenait la cafetière à bout de bras au dessus du brasier improvisé, je me surpris à penser à ce que nous devons à ce petit bout de cire que l’on oublie la plupart du temps dans une boite au fond du placard, ou bien que l’on pose dans son joli présentoir sur la table basse pour faire joli.

La bougie ! Ahhh, mais que ferions-nous sans elle ? On lui doit au moins une ôde, non ? Hum.. me dirait à coup sur Munyahni, « …que serait la bougie sans les allumettes ? » Bon alors vive les allumettes aussi alors, bien plus fiables que les briquets. Ah non ? Et quand le gaz du briquet finit, vous faîtes quoi entre les recharges pour avoir du feu ?

En attendant, ce qu’on peut dire des deux, que ce soient bougies ou allumettes, c’est qu’elles sont vraiment de mèche pour nous sauver la mise.