Mercredi 23 juillet : Silence et dors…

PAROLES, PAROLES, PAROLES…

Me voici… Vous avez été nombreux à noter mon silence depuis quelques jours,
et à vous en inquiéter. Je vous remercie beaucoup et me dois donc
de solliciter encore votre patience. Car en ce moment, je n’ai pas envie de parler. Je dirai trop de mal…

Chut !
photo : D.R.

Ce n’est pas ce que je préfère, dire du mal, mais vraiment… Comment avoir l’air de rien quand j’ai le sentiment si profond d’être entourée de beaucoup trop de gens qui n’ont que de belles paroles à la bouche, de belles promesses, de belles intentions, et qui après, font comme si ils n’avaient jamais rien dit, jamais rien promis, jamais rien proposé ?

Celui là m’affirme qu’il est mon ami, le jure la main sur le cœur, exige de moi que je l’informe de mes moindres soucis afin qu’en bon ami il m’aide à gérer ce que je ne peux gérer dans l’instant. Je cède au délice de cette proposition d’aide et j’ose ! Je demande ! (Ma mère a du se retourner dans la tombe, elle qui m’a élevée à ne jamais rien demander à personne !! J’aurai du l’écouter mieux que ça, dé)… Il dit oui, ok, pas de problème. Les jours passent, puis les semaines, les mois et il disparaît dans le silence…

Celui là me commande d’urgence un travail dont il a besoin pour hier ! Je laisse tout tomber et je m’y consacre. Je suis fière de moi et du résultat que je lui soumets. Il est très contant, et me promet une réponse rapide. Ca fait trois semaines que j’attends la réponse. Je ne sais qu’aujourd’hui que le règlement de ce travail qui était si urgent ne pourra avoir lieu qu’en… septembre. Argf…..

Celui là me demande de venir le voir pour discuter avec moi d’un projet qui lui tient à cœur. Son projet est passionnant. Je m’y implique immédiatement comme il le souhaite. Il propose une rencontre le lendemain. On prend rendez vous, oui, il va appeler. Ca fait quatre jours que je l’attends…

Celui la doit venir me faire une réparation, ça fait longtemps qu’il doit la faire. J’arrive à décrocher le rendez vous. Je l’attends en vain et mon toit coule… sur la moquette, le pire qui puisse m’arriver. Oui, il va venir… demain, toujours demain… En fait jamais !

Bon ça vous suffit ? Moi, oui, car tout ce dont je n’ose pas vous parler est encore plus agaçant, déprimant, déstabilisant. Donc je préfère ne rien dire pour l’instant, d’accord ?

D’autant qu’il faut que j’aille sortir Seku Mâga de prison ! Encore un que l’on a bercé de promesses et qu’on a lâché dans la fosse aux lions, avec « encore des mots, toujours des mots », rien que des maux…

Hé oui, une grosse galère de plus sur le chemin du retour. Je vous raconterai quand j’aurai repris des forces. Donc à un autre soleil ? J’espère qu’il ne tardera pas à briller de nouveau dans le ciel de ma vie. « Sois optimiste, aujourd’hui… »

Pour l’instant donc, silence, je dors…