Pauvres de nous !

17 octobre :
Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté

Des gens comme vous et moi rêvons tout autour de la planète, d’un monde sans pauvres. Mais on a l’impression que plus ça va, plus il y a des pauvres, non ?
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« Le 17 octobre 1987, des défenseurs des Droits de l’homme et du citoyen de tous pays
se sont rassemblés sur ce Parvis. Ils ont rendu hommage aux victimes de la faim, de l’ignorance et de la violence. Ils ont affirmé leur conviction que la misère n’est pas fatale.
Ils ont proclamé leur solidarité avec ceux qui luttent à travers le monde pour la détruire. « Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l’homme sont violés. S’unir pour les faire respecter est un devoir sacré. »
Père Joseph Wresinski.

Le 17 octobre 1987, le père Wresinski, à la tête de 100.000 personnes rassemblées place du Trocadéro à Paris fit graver ce texte sur le parvis des droits de l’homme.

En 1992, l’Assemblée générale de l’ONU décide que cette date marquerait désormais la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté (résolution 47/196 du 22 décembre).

Au sommet du Millenaire, les leaders mondiaux se sont engagés à réduire de moitié, pour 2015, le nombre de personnes vivant en extrême pauvreté, soit les personnes dont le revenu est inférieur à un dollar par jour.

2000 ans après jésus-christ, 20 ans après le cri du peuple au Trocadéro, 17 ans après la résolution de l’ONU, et à pratiquement 5 ans de l’échéance fixée par les grands de ce monde (par les riches de ce monde), vous avez senti un changement positif, vous ? Heu… je sais pas, je demande, parce que je vois tellement de gens autour de moi qui vivaient mieux en 87 qu’aujourd’hui…

Ce ne sont pourtant pas les initiatives qui manquent, comme le bandeau blanc contre la pauvreté dont je parlais ici...  Mais on dirait que tout cela ne sert à rien. Certains deviennent de plus en plus riches et on les aide à le rester (voir l’aide aux banques dernièrement) et d’autres, au contraire, sombrent dans le gouffre de la pauvreté qui comme chacun sait, a des corolaires terrifiants.

Comme dirait Francis Cabrel, est-ce que ce monde est sérieux ? La pauvreté par contre, l’est. Très sérieusement.

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Voir l’image dans son contexte :
luttennord.wordpress.com/2008/12/05/