Samedi 9 août : La Journée internationale des Peuples Autochtones… pour quoi faire ?

LAISSEZ LES VIVRE !
Car si on les avait laissés tranquilles, en serait-on aujourd’hui à décréter une
« journée » spéciale pour penser à eux, que l’on oubliera dès demain pour jusqu’à l’année prochaine ? Tchiiiiiiiiiip !

Masaï
(Photo : D.R.)

« Les peuples autochtones »… C’est sous cette appellation que l’on désigne maintenant les peuples, hommes, femmes et enfants, qui vivaient sur leur terre de manière naturelle, parfois depuis des millénaires, avant que la colonisation ne vienne bouleverser leurs modes de vie, écraser leur culture et les priver de leurs droits d’hommes. Partout dans le monde, en Amérique, en Australie, en Afrique, en Mélanésie, des gens jadis souverains sur leur terre ancestrale, sont désormais considérés comme des espèces en voie de disparition qu’il convient maintenant de « protéger » ?

Quand ceux qui veulent aujourd’hui les « protéger » sont issus des mêmes peuples et nations qui les ont jadis réduits (en miettes et en) l’état, j’ai vraiment envie d’émettre quelques doutes sur leur capacité à réparer le mal et à restituer aujourd’hui à ces gens une partie de leurs droits perdus ! « Dépossédés et en danger: il est temps que les peuples autochtones jouissent de leurs droits » affirme Amnisty International… Il leur faut une « décénnie » a décrété l’ONU en 1994 ! Et puis il leur en faut une deuxième ont-ils affirmé en 2004 ! On est en plein dedans.

C’est bien beau tout ça ! Mais eux, ces peuples que l’on oblige, en certains endroits, à pratiquer et à adopter la culture, les religions, le fameux « progrès » d’une civilisation qui leur est étrangère, qu’en pensent-ils ? Ont-ils envie et besoin qu’on les mette sous les feux de la rampe un jour par an ? Je sais pas, je demande…

Masque
Photo : photothèque du Musée de l’Homme à Paris

En attendant, dans la forêt amazonienne, on continue de réduire leur territoire en peau de chagrin et de voler les arbres et l’espace vital…
Les Macuxi du territoire de Raposa Serra do Sol, dans l’État de Roraima ne peuvent toujours pas exercer leurs droits économiques, sociaux et culturels…
Les Guarani-Kaiowà, dans l’État du Mato Grosso do Sul, souffrent d’une forte surpopulation dans nombre de leurs réserves…
Selon les statistiques du gouvernement canadien, les jeunes femmes autochtones sont cinq fois plus susceptibles que toutes les autres de mourir des suites de violences…
Au Kenya, les Masaï font vainement et au prix de la vie d’hommes, campagne contre l’impunité pour les atteintes aux droits humains dont ils ont été victimes des décennies durant…
L’alcool reste le soda préféré des Amérindiens contenus dans leurs réserves made in USA …
Les Kanaks de Nouvelle Calédonie voient leurs traditions et leur culture profanées puis exposées dans un musée…
Et les enfants issus des familles autochtones d’Australie, les petits Aborigènes donc, font l’objet de toute la compassion de l’ONU qui a créée cette journée décrétée « internationale » pour eux et pour tous ces gens là, les « autochtones »…Et la vie continue…

A voir…
La déclaration de l’ONU sur les droits des peuples autochtones contestée !

Cette déclaration a été adoptée par 143 voix « Pour », 4 voix « Contre » et 11 abstentions. Ce qui est intéressant dans ce reportage, c’est que l’auteur nous décrit par le menu les raisons évoquées par la Colombie pour s’abstenir, mais il ne pipe mot sur les raisons qui ont été données par les 4 pays qui ont voté « Contre », à savoir, et vous l’aurez deviné, les USA, la Nouvelle Zélande, le Canada et l’Australie. Hum… On peut aisaiement deviner pourquoi, va !

A savoir…
Que veut dire « Autochtones ?

Dans les instruments internationaux relatifs aux droits humains, le terme «autochtones» désigne généralement les groupes culturels spécifiques dont la relation avec leur terre ou territoire est antérieure à la colonisation ou à la création d’un État moderne et qui maintiennent des traditions et des institutions uniques en ce lieu. Selon les contextes nationaux, d’autres termes sont utilisés, notamment «aborigènes», «premiers peuples» ou «peuples tribaux».
(Source : Service de presse d’Amnesty International) http://www.amnesty.org/fr/library/asset/POL30/025/2005/fr/
dom-POL300252005fr.html

La journée internationale des peuples autochtones
Elle a eu lieu pour la première fois le 9 août 1994, prélude à la première « Décennie internationale des populations autochtones ». La deuxième décennie a débuté en 2004.
L’Organisation internationale du travail (OIT) était la première institution spécialisée des Nations Unies à traiter « les problèmes des peuples autochtones ». D’autres agences telles que l’OMS, l’ONUSIDA, le FNUAP, l’UNESCO, le PNUD, l’UNIFEM, Habitat et la Banque mondiale travaillent tous pour « gérer les différents problèmes auxquels doivent faire face les peuples autochtones ».
http://www.un.org/french/events/indigenous/2007/