Seku Mâga : Une conférence courte, mais animée !

20 MINUTES POUR LE DIRE
20 minutes… C’est le temps dont disposait Seku Mâga pour résumer 30 ans d’un combat inédit ! Autant dire mission impossible. Mais le peu qu’il a pu dire a titillé bien des consciences !

Seku en conférence

Rien ne plait plus à Seku que les défis. Hier soir, au « club ABC (Archipel-Baobab-Clairafrique) le défi aussi dur a relever soit-il ne lui a pas fait peur. Cela l’a obligé à être synthétique et, à ce jeu là, je sais qu’il peut être brillant. Mais quel dommage de ne pouvoir répondre clairement à chacune des passionnantes questions qui ont suivi son bref exposé… Cela aurait eu le mérite d’éclairer les esprits que ses propos ont échauffés.

Ce sera pour la prochaine fois, car durant tout le mois d’aout, Mois du Retour, il s’entretiendra avec le public sur ce thème au cours de rencontres et conférences dont nous nous ferons l’hécho dans ces pages. En attendant, voici la synthèse de notre ami Oumar Ndao qui, lorsqu’il n’oblige pas les gens à monter sur les planches (voir l’aventure « Tribu des gonzesses ») est le modérateur de ces rencontres hebdomadaires…

« Seku a évoqué le concept de « Diaspora » qui, dans son étymologie grecque signifie « dispersion ». Les juifs se sont organisés pour obtenir réparation sur des questions datant de l’empereur Titus en 70 car il n’y a pas de prescription concernant les crimes contre l’humanité. Or des peuples autochtones africains ont été dispersés et se sont créées des diasporas intra et extra continentales.

Ce sont les peuples autochtones et les formes monarchiques qui ont conduit leur destinées qui méritent réparation. Ce que ne sont pas les dirigeants africains actuels qui conduisent ce combat auprès de la Cour Pénale Internationale.

Dès le début, le conférencier a été félicité pour son courage et son érudition, même si des contradictions on été dépeintes sur l’utopie d’une Afrique homogène, sur la question de l’antériorité, de collaborateurs africains, de la traite négrière (transharienne ou transatlantique), sur la légitimité de la diaspora dans le débat juridique, sur la réparation. »

Nous reviendrons bien entendu sur ces questions qui seront probablement largement débattues ce mois-ci.