Tous Haïtiens : Les artistes martiniquais se mobilisent !

Aujourd’hui c’est elle. Et demain ?

Le monde est en deuil, la Caraïbe est en sang, Haïti git et geint sous les décombres des villes qui se sont effondrées, enterrant pour longtemps son rêve de développement. Après les larmes, l’action. Les artistes martiniquais montent, évidemment, au créneau…
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C’était hier, sitôt la nouvelle confirmée de l’hécatombe… Les sms de désespoir pleuvent sur le portable d’Eric Virgal, l’artiste martiniquais le plus apprécié et le plus invité en Haïti, devenu un second chez lui. Eric transmet les sms où l’on peut lire avec effroi des choses comme : « Au secours Eric, manman va mourir, papa va mourir, mariama va mourir, joby va mourir, au secours, au secours… » Ou bien encore « Fais quelque chose Eric Chéri, au secours, au secours » !

Tout le monde est tétanisé, sous le choc, tandis que les premières images arrivent d’une catastrophe équivalente au tsunami, qui frappe cette île qui, dans la tête de tout antillais, de tout caribéen,  de tout défenseur de la liberté, est synonyme de victoire du peuple ! Ce peuple qui a su rendre sa dignité  aux esclaves, qui a inspiré la révolution russe, ce peuple n’est plus à genoux. Il est mort !

Et nous pleurons en chœurs. Mais à quoi cela sert il quand, au même moment, hommes, femmes et enfants écrasés sont en train de mourir. Il faut faire quelque chose. A commencer par ce que nous savons faire, un spectacle de solidarité. Cela, nous le décidons autour de la grande table de réunion de l’Atrium, où toutes les générations d’artistes ont répondu à l’appel d’Eris, sont représentées. Il y a là Gertrude Seinin, Eric VIrgal, Jocelyne Béroard, Régine Féline, un collectif de jeunes adeptes de dance hall, et d’autres… Et puis des professionnels, Jocelyn Vautor, lou Fred Pain, dont les conseils seront précieux pour juguler l’émotion et réfléchir à des actions pérennes et porteuses. Le but est d’envoyer le plus d’argent possible, le plus vite possible, à nos frères et sœurs encore en vie. A court, moyen et long termes car après demain viendront épidémies et famines, désespoir encore pires que la mort pour l’ile déjà en guenilles… Nous y travaillons et reviendrons sur toutes les actions que nous avons décidées de mener afin de recueillir des fonds, en étant certains qu’ils arriveront à destination. E

n attendant, tout ce que vous pourrez faire individuellement, faites le ! Ecoutez ces cris… Aujourd’hui Haïti, mais demain, nous peut-être qui sommes placés dans l’axe des cyclones et des inévitables tremblements de terre qui secouent régulièrement nos îles volcaniques.

Aujourd’hui, nous sommes tout Haïtiens !